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Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Les Dieux du tango
22,00
13 novembre 2020

Argentine, tango

Du tango, je ne connaissais que la danse sensuelle moderne.

Le roman de Carolina de Robertis m’a offert une plongée dans l’histoire du tango.

J’ai aimé suivre Leda depuis son petit village napolitain jusqu’à Buenos Aires où elle doit retrouver son mari. Celui-ci est malheureusement décédé lors d’une manifestation.

J’ai aimé que le violon de Leda soit celui du Roi de Naples et qu’il devienne une partie du sextuor le plus populaire de la ville.

Mais pour pouvoir jouer, Leda doit se grimer en homme. Elle prend le nom de son mari défunt, Dante. Au fil des jours des mois et des années, sa féminité disparaît.

J’ai aimé que le chef du sextuor raconte comment le tango est né, son évolution en fonction des différents instruments, puis l’apparition du chant d’abord par les hommes puis par les femmes.

J’ai découvert les conditions de vie des immigrés d’Argentine, les nationalités et les langues se mêlant dans un même immeuble.

J’ai aimé ces femmes qui défient les codes rigides pour pouvoir simplement vivre comme elles le veulent.

L’image que je retiendrai :

Celle de Leda devenu Dante souhaitant être enterrée comme un homme.

https://alexmotamots.fr/les-dieux-du-tango-carolina-de-robertis/

Le journal de ma disparition
6 novembre 2020

Policier, Suède

J’ai aimé que le récit alterne la voix de Malin et celle de Jake, l’adolescent en marge.

J’ai aimé découvrir Jake petit à petit, lui qui prend conscience de la pauvreté dans laquelle il vit grâce au journal de Hanne.

Je me suis moins attaché à Malin, plus professionnel, avec ses problèmes de cœur prévisibles.

J’ai eu de la peine pour le père de Jake qui finit de sombrer dans l’alcool après le décès de sa femme et qui, plutôt que de tenter de gérer sa famille, s’en prend au camp de réfugiés de la commune.

J’ai aimé l’explication finale, surprenante.

Un roman qui ne me restera pas spécialement en mémoire mais qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de Jake aimant porter les robes, les chaussures et le maquillage de sa mère.

https://alexmotamots.fr/le-journal-de-ma-disparition-karine-grebe/

Dieu, le temps, les hommes et les anges
16 octobre 2020

20e siècle, Pologne

J’ai aimé suivre Misia, depuis sa naissance jusqu’à sa mort : son mariage, ses enfants, ses voisins et son moulin à café.

J’ai aimé son frère un peu simplet, Isidor, amoureux de Ruth, née le même jour que sa soeur.

J’ai eu de la peine pour Ruth qui fait un mariage malheureux.

Je me suis demandée quel était ce drôle de jeu que le rabbin donne au châtelain (Jeu instructif pour un seul joueur).

J’ai aimé la nature généreuse des jardins des habitants, pleine de petits et de gros fruits.

J’ai découvert le tachisme, courant artistique qui vient après le futurisme.

J’ai aimé que chaque chapitre soit le temps d’un personnage.

J’ai suivi depuis ce petit village l’histoire de la Pologne au 20e siècle.

Une lecture ponctuée de marques-pages.

Quelques citations :

Lorsqu’Il se regarda pour la première fois, le Verbe fut prononcé et il sembla à Dieu que la connaissance consistait à nommer. (p.127)

Toutes les choses s’unissent entre elles. C’est comme ça depuis toujours. Le besoin de s’unir est le plus puissant de tous. (p.202)

L’image que je retiendrai :

Celle de la grande maison de Misia qui accueille tout le monde.

https://alexmotamots.fr/dieu-le-temps-les-hommes-et-les-anges-olga-tokarczuk/

La petite dernière

Les Éditions Noir sur Blanc

16,00
29 septembre 2020

identité

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est née en France, mais ses parents sont algériens musulmans.

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est asthmatique et la petite dernière de la famille.

Elle s’appelle Fatima Daas et elle aime écrire. Elle aime aussi les filles.

Nous suivons Fatima Daas qui, au fil de courts chapitres, se dévoile un peu, par petites touches : son enfance, les relations avec ses parents, ses études, les voyages en famille en Algérie, les conseils cherchés auprès des imams et des femmes de la mosquée.

A chaque début de chapitre, elle répète son nom, une ou plusieurs de ses caractéristiques.

J’ai découvert une femme qui se cherche, qui part dans plusieurs directions, qui doute, qui ressent le poids de la tradition.

Une lecture intéressante du parcours d’une jeune femme qui ne sait comment vivre et affirmer son homosexualité.

L’image que je retiendrai :

Celle d’un de ses copain de collège qui lui dit qu’elle est un garçon, elle.

https://alexmotamots.fr/la-petite-derniere-fatima-daas/

La police des fleurs, des arbres et des forêts
29 septembre 2020

enquête

J’ai aimé lire les retranscriptions des auditions des habitants de P., les courriers échangés avec Mme la procureur car le téléphone a été coupé.

Une après-midi de lecture bucolique à la recherche de la fleur rouge aux bords jaunes.

Un romancier qui m’a eu jusqu’au bout.

L’image que je retiendrai :

Celle du procureur voulait faire découvrir à l’inspecteur le Prawn cocktail : des crevettes trempées dans une sauce à l’endive.

https://alexmotamots.fr/la-police-des-fleurs-des-arbres-et-des-forets-romain-puertolas/