La librairie vous accueille du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h
27 rue Franche, 71000 Mâcon - 03 85 38 85 27 - cadran.lunaire@wanadoo.fr

Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La piste aux étoiles
21 novembre 2019

enquête, radicalisation

Je ne connaissais pas encore le personnage de l’Embaumeur, une série de la maison d’édition French Pulp Editions.
J’ai choisi ce titre proposé par NetGalley car j’aime beaucoup les romans de Nicolas Lebel. Encore une fois, je n’ai pas été déçue. Quand on propose à l’embaumeur de participer à un projet de plastination, il faut s’attendre à un refus. Un défunt, ça se respecte, ça n’exhibe pas !
Le souci c’est que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut, Mandoline va devoir rentrer dans le délire d’un mégalo morbide et tenter de comprendre un trafic de cadavres…

J’ai donc découvert Mandoline, embaumeur de son état, et ex soldat. Je l’ai suivi au fin fond de la Turquie, dans un château refait à neuf par un artiste mégalo, et sa fille rousse au sang chaud.
J’ai suivi avec intérêt l’enquête discrète de Mandoline au nez et à la barbe du gorille russe. Je me suis amusée des jeux de mots et pointe d’humour qui parsèment le récit (le sous titre étant : Turquie sonne le glas).
La provenance des corps est après tout une possibilité qui ne doit pas être si éloignée que ça de la réalité.

L’image que je retiendrai :

Celle des différents bains et étapes pour plastiner un corps.

https://alexmotamots.fr/la-piste-aux-etoiles-nicolas-lebel/

De pierre et d'os
14 novembre 2019

Inuit

Quel magnifique roman sur le peuple Inuit.

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge.

Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

J’ai aimé suivre Uqsuralik, sa vie difficile.

J’ai découvert les famines hivernales, les familles qui se composent, se décomposent, se recomposent au gré des saisons de chasse.

J’ai aimé les chants qui ponctuent le récit.

Le Vieux et son aura malchanceuse m’a fait peur.

Un roman sur les cycles de la vie (les bébés qui naissent sont des ancêtres qui reviennent).

L’image que je retiendrai :

Celle des maisons faites de pierres trouvées et le pouvoir des amulettes en os.

Une citation :

Durant ma longue vie d’Inuit, j’ai appris que le pouvoir est quelque chose de silencieux. Quelque chose que l’on reçoit et qui – comme les chants, les enfants – nous traverse. Et qu’on doit ensuite laisser courir. (p.218)

https://alexmotamots.fr/de-pierre-et-dos-berengere-cournut/

Sucre noir
14 novembre 2019

amour, Caraïbes

Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero.
À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre, qui rêve à d’autres horizons.
Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité se plaît à détourner les ambitions et les désirs…
J’ai aimé la famille Otero, leur maison avec la pièce interdite, l’amour de Serena et Severo.
J’ai aimé retrouver la maxime de Jean de La Fontaine à travers ces pages : Travaillez, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins. Car si Severo ne trouve pas le trésor du pirate, il devient riche en cultivant la terre des Otero.
Leur fille Eva Fuego m’a moins plu, son côté ogresse sans doute.
J’ai aimé la vieille qui revient chaque 1er novembre pleurer dans la pièce interdite.
J’ai aimé la morale de l’histoire.

L’image que je retiendrai :
La première, invraisemblable : celle d’un bateau pirate sur la canopée.
https://alexmotamots.fr/sucre-noir-miguel-bonnefoy/

Eldorado : roman
14 novembre 2019

immigration

Encore un ancien roman de l’auteur que je lis, et que j’apprécie. Il va falloir que je me méfie, ça devient une habitude…
Pour fuir leur misère et rejoindre l’Eldorado, les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune… avant d’être impitoyablement repoussés par les gardes-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules.
Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais deux événements vont venir bouleverser sa vie : une jeune femme qu’il a sauvé 2 ans auparavant et qui vient lui réclamer une arme pour tuer l’organisateur du trafic de passeurs, et un clandestin qui vient lui demander de ne pas le livrer et qu’il repousse.
Nous suivons en parallèle le récit de Soleyman qui doit partir avec son frère pour l’Europe, mais qui partira finalement seul, son frère étant gravement malade.
Deux vies que tout oppose, mais qui se croiseront dans le désert quelque part en Afrique.
Deux vies que j’ai aimé suivre, deux parcours violents et chaotiques, à l’image du monde qui nous entoure, comme on l’oubli trop souvent.
Un roman fort sur le désir de vivre à tout prix, mais aussi sur l’impuissance devant tant de désir.
L’image que je retiendrai :
Celle des camions qui vont en viennent sur les routes de l’exil, ou du travail.
Quelques citations :
Ou simplement pour que le néant n’envahisse pas tout entière son histoire. (p.57)
Les premiers immigrants de Lampedusa furent ensevelis dans le cimetière municipal – au milieu des caveaux des vieilles familles de souche. (p.110)
Comment fait-on pour obtenir ce que l’on veut lorsque l’on n’a rien ? De quelle force et de quelle obstination faut-il être ? (p.136)

https://alexmotamots.fr/eldorado-laurent-gaude/

UN LONG RETOUR
23,00
14 novembre 2019

policier, Québec

Même à la retraite, Armand Gamache enquête.
Nouvellement installé avec sa femme à Three Pines, l’ex-inspecteur chef de la Sûreté du Québec est sollicité par son amie Clara pour chercher son mari. Clara et ce dernier se sont séparés d’un commun accord, et ont promis de se retrouver dans un an pour faire le point. Mais la date anniversaire passe, et Peter ne revient pas.
Aidé de Jean-Guy, Armand ouvre une enquête non officiel qui les mènera, avec Clara et son amie Myrna sur les rives tumultueuses du Saint-Laurent.
Encore une fois, j’ai aimé la vision du crime d’Armand Gamache. J’ai aimé suivre cette enquête qui tourne autour de l’art et de l’artiste. J’ai aimé le Jardin des spéculations cosmiques. Il est d’ailleurs beaucoup question du cosmique dans ce volume… Mais l’historie du lièvre de pierre ne m’a pas parlée.

J’ai découvert une vengeance longue et machiavélique. Heureusement, Ruth et Rose ne sont jamais loin.

L’image que je retiendrai :

Celle de la dixième muse qui n’existe pas, celle de l’art, mais que Peter cherche désespérément.

Quelques citations :

Les 4 phrases indispensables : Je ne sais pas – Je me suis trompé – Je regrette – J’ai besoin d’aide.

C’est ce qui lui a fait défaut, sa vie durant. Il avait le talent, l’intelligence. Mais il était paralysé par la peur. Alors il revisitait sans cesse le même territoire.

https://alexmotamots.fr/un-long-retour-louise-penny/