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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Née contente à Oraibi
6 janvier 2020

Amérindiens

Je découvre donc l’un des précédents romans de l’auteure, dont j’avais aimé "De pierre et d’os".
Elle m’emmène cette fois-ci dans la chaleur de l’Arizona rencontrer une jeune fille et sa famille. Je me suis attachée à cette jeune fille qui perd son père, voit son frère partir se marier dans un autre clan, sa mère de remarier avec un autre homme.
Aucune colère chez elle, juste la vie qui continue. Un peu de jalousie, toutefois, face à la femme de son frère, mais rien ne dure.
Mais petit à petit, elle va commencer à souffrir d’un mal étrange que seul l’homme-médecine du clan de l’Ours noir pourra soigner, l’emmenant dans un voyage dangereux.
Certes, il n’y a pas dans ces pages de tension dramatique ni de suspens. Juste la vie comme elle vient, et c’est très bien.
L’image que je retiendrai :
Celle des cheveux fous de la jeune fille qui refuse de les coiffer, préférant courir autour de la Mesa avec ses amies.

Quelques citations :
Oui, parfois, mon père faisait peur. Mais c’est parce qu’il avait l’âme sauvage d’un gardien de l’autre monde. (p.27)
Me taire, enfin, pour m’extraire de ce monde de malheur qui ne m’intéressait pas. (p.154)
https://alexmotamots.fr/nee-contante-a-oraibi-berengere-cournut/

Bondrée
6 janvier 2020

enquête

Le mois Québec en Novembre m’a donné envie de découvrir cette auteure, et pourquoi pas avec ce roman policier Prix SNCF du polar en 2019.

Je dois dire que j’ai été étonnée par le style particulier du roman et par la lenteur de l’action.

Le style, d’abord, qui mêle allègrement français et anglais. Ce qui a parfois ralenti ma lecture, même si la traduction ne m’a pas posé problème.

La lenteur de l’action, ensuite. Presque rien ne nous est épargné des tergiversations des personnages. Certes, c’est un roman policier psychologique, mais j’ai trouvé que le récit n’avançait pas.

Une lecture terminée en avance rapide, quand je me suis aperçue que je n’avais pas envie de le reprendre (même si je voulais connaître le coupable).

L’image que je retiendrai :

J’ai découvert l’oiseau tangara rouge.

D’autres ont aimé : Didi, Aifelle, Cathulu, Sylire, Clara – Kathel me rejoint pourtant.

https://alexmotamots.fr/bondree-andree-a-michaud/

L'Écho du temps

Delcourt Littérature

21,50
6 janvier 2020

destin, guerre

Après le magnifique "Yellow Birds", l’auteur poursuit sur la guerre de Sécession depuis une plantation de Virginie.
Alternant les chapitres de la plantation avec ceux sur George qui doit quitter sa maison et part à la recherche de son passé, j’ai aimé suivre les personnages depuis 1860 jusqu’aux années 1950.
J’ai aimé le personnage du père d’Emily, Bob, qui s’engage dans l’armée sudiste mais y perd un bras et une jambe, et ses illusions.
Emily restera ce personnage présenté en ouverture du roman dont personne ne sait ce qu’elle est devenue : une femme diaphane qui a subit sa vie mais qui sait faire souffrir avant de souffrir elle-même.
J’ai suivi avec intérêt l’amour tourmenté de Nurse avec Rawls, tout deux esclaves au début du roman, ainsi que leur fils George à le recherche de son passé des années plus tard.
J’ai aimé John qui voit son mentor mourir sous ses yeux, qui devient charognard sur les champs de bataille, et qui sera la main du destin d’Emily.
En Virginie, les noirs étaient séparés des blancs, mais aussi les indiens croatans.
Des vies dans le tumulte de l’Histoire avec sa grande hache.
Un roman dont la construction des phrases m’a parfois dérouté.
Un auteur à suivre, assurément.
L’image que je retiendrai :
Celle des couteaux de poche, dont certains très ouvragés, qui surgissent à l’improviste dans les mains des personnages.
https://alexmotamots.fr/lecho-du-temps-kevin-powers/

l'ile du diable

Beuglet Nicolas

Lizzie

19 décembre 2019

Norvège, policier

Après Le cri et Complot, nous retrouvons Sarah Geringën tout juste sortie de prison, et qui apprend que son père vient d’être assassiné.

De son côté, Christopher enquête sur le décès de Matts, le jeune garçon enlevé par Sarah et décédé quelques semaines plus tard.

J’ai aimé découvrir l’enfance du père de Sarah : russe ayant été déporté lors de la grande famine de 1933. Une histoire bien sombre, mais malheureusement vraie.

L’auteur nous parle également d’épigénétique et des dernières avancées de cette science encore débutante mais prometteuse.

De plus, une intrigue se greffe dans l’histoire principale avec l’enlèvement d’une femme : qui est-ce ? Et pourquoi la police la recherche si activement ?

Une lecture qui m’a passionnée à plus d’un titre.

Mais maintenant que tous les mystères ont été résolu, reverons-nous Sarah et Christopher ?

L’image que je retiendrai :

Celle du mot hébreu que le père de Sarah lui envoie : Timshell (tu peux)

https://alexmotamots.fr/lile-du-diable-nicolas-beuglet/

Le grand Cœur
19 décembre 2019

Moyen age

Après Modiano, je lis maintenant un ancien roman de Rufin.

L’auteur m’a fait découvrir Jacques Coeur, que je ne connaissais que de nom.

J’ai découvert un homme avec une vision : seul le commerce avec l’Orient permettra à la France de sortir de sa pauvreté.

Un homme qui tient ses engagements, notamment avec le Roi, même si celui-ci fera volte-face.

Un homme qui sait se contenter de sa situation maritale : sa femme s’est tourné vers la religion et le repousse. Il ne lui en tiendra pas rigueur.

Un homme entreprenant qui redresse L’Argenterie royale.

Un homme qui croit en son pays et souhaite mettre fin aux guerres fratricides.

Un homme dont l’animal léopard a été signe de chance pour lui et l’a accompagné toute sa vie.

L’image que je retiendrai :

Celle des années pluvieuses du Berry qui n’entament en rien la détermination du jeune homme.

https://alexmotamots.fr/le-grand-coeur-jean-christophe-rufin/