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Nathalie M.

La Fleur du désert
par (Libraire)
14 mars 2020

Mise en lumière d'une plante et de son action dans l'écosystème

La fleur du désert ne fleurit qu'une nuit par an.
Elle est très odorante et d'un blanc brillant.
Elle attire nombre d'insectes et d'animaux pour la pollinisation.
Elle surgit du cactus saguaro dans le désert de Sonora qui s'étend du sud-ouest des États-Unis jusqu'au nord-ouest du Mexique.
On découvre au fil de la lecture l'impact qu'elle a dans le désert, sa façon lente de s'y développer, le refuge qu'elle est pour différentes espèces et ce de plusieurs manières.
Des illustrations riches de la diversité qui interagit dans le désert, le jour d'abord, puis la nuit.
La nuit de l'éclosion de cette fleur est nuit de fête.
En plus de l'histoire contée, on trouve à la fin de l'ouvrage une fiche explicative sur le cactus saguaro, son organisme adapté au désert, les animaux qui s'y abritent ou s'en nourrissent et dont elle devient, ainsi qu'un glossaire.
Le parent qui lit découvre autant que l'enfant qui écoute ou l'enfant qui lit découvre autant que le parent qui écoute
A partir de six ans.
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Mythopoïèse, Petit traité d'écologie sauvage

Petit traité d'écologie sauvage

Steinkis

16,00
par (Libraire)
14 mars 2020

Invitation au questionnement

Point de départ : des mésanges punks ont renversé les États et la pensée animiste s'installe sur la planète.
Un ethnographe observe les derniers humains fonctionnant dans la logique du système capitaliste avant le basculement vers le communalisme, voués à devenir une espèce protégée pour maintenir la diversité des modes de pensées et d'actions.
Le communalisme inscrit dans sa constitution la reconnaissance du statut de sujet aux plantes, aux animaux et aux écosystèmes.
Quelle pertinence de traiter d'écologie avec humour, comme élément intrinsèque du fonctionnement social !
C'est penser autrement notre présence au monde, notre responsabilité quant à son devenir.
L'envisager dans un autre rapport que celui de sujet à objet est le cœur du projet.
Et si le monde était perçu dans une autre évidence que celui de servir l' intérêt des hommes ?
Et si le monde donnait autant d'importance à ce qui ne le sert pas, qui est dans un aucun autre but que d'être ?

Dix-neuf femmes, les Syriennes racontent, Postface de Catherine Coquio

Postface de Catherine Coquio

Stock

22,50
par (Libraire)
12 mars 2020

Comprendre

C'est un ouvrage constitué de témoignages.
19 femmes racontent leur pays, la Syrie et leur implication à se rebeller contre le régime de Bachar al-Assad.
Toutes ces femmes sont issues de la classe moyenne et ça a une importance capitale parce qu'elles ont eu les moyens financiers et le réseau qu'il offre pour fuir quand leurs vies étaient clairement menacées et qu'elles n'avaient plus d'autre solution que de quitter leur pays la mort dans l'âme.
Il est impossible de résumer les destins en quelques phrases.
Chaque témoignage doit être lu.
Chaque témoignage offre une lumière autre, voire nouvelle sur ce qu'est se battre au quotidien contre le pouvoir en place, contre Daech, contre les groupes rebelles radicalisés.
On lit le quotidien fait de massacres, de bombardements, d'assauts, d'armes chimiques.
On lit la faim, les dénonciations, les arrestations, l'enfermement, les tortures, les viols, les assassinats.
On lit les femmes qu'on ne soigne pas parce qu'elles sont femmes.
On lit les femmes dont on ne veut pas qu'elles aident, agissent, s'organisent, enseignent parce qu'elles doivent rester à la maison avec les enfants.
On lit la radicalisation qui s'installe chez les rebelles si bien qu'on en vient à les craindre autant que le pouvoir en place.
On lit les écoles créées, les hôpitaux de fortune, les soutiens aux familles, aux victimes qui s'organisent. On lit l'entre-aide même quand il n'y a plus rien.
On lit le désespoir, la désespérance et l'énergie à survivre qui resurgit bien au-delà ce qu'on pourrait imaginer.
Elles se nomment Sara, Mariam, Dima, Zayn, Douha, Souad, Leila, Amal, Amina, Rana, Lina, Mouna, Roula, Rim, Alia, Hazâmi, Zaina, Fatima, Faten.

Deux mètres dix
par (Libraire)
9 mars 2020

Et après ?


Ici, on replonge dans les années de guerre froide et on voit l'incidence sur les êtres captés de leurs talents, formés et utilisés comme outils de propagande.
Quatre athlètes, Sue et Randy, américains, Tatyana et Chabdan, soviétiques sont racontés.
On découvre leurs dons, leurs détections, leurs formations et leurs records intensément décrits aux jeux olympiques et tout au long de leurs carrières.
On sait la beauté des gestes techniques parfaitement maîtrisés.
On sent la concentration, la puissance, les gestes posés comme au ralenti, qui marqueront l'histoire.
On saisit l'émotion immense qui submerge les athlètes, de la victoire.
Puis on sent poindre la désillusion, l'éphémère, l'illusoire.
On perçoit en filigrane les êtres qu'ils étaient, ce qu'ils sont devenus, la joie et la fierté d'exceller pour eux-mêmes, pour leurs pays, et puis ?
Et puis, l'après.
Quand ils sont trop vieux ou trop abîmés, quand ils ne servent plus ou se sont rebellés.
C'est un roman captivant, qui montre l'arrière plan des images données à voir lors des victoires.
C'est un roman qui dit des destins dans le cheminement intime de chacun.
Fascinant.

Rouge pute

Le Querrec, Perrine

La Contre Allée

15,00
par (Libraire)
9 mars 2020

La puissance des mots

ROUGE PUTE
De courts textes qu'on lit en se retenant de respirer.
On se crispe. On s'affole.
Mais on lit, encore, jusqu'au bout.
En avant propos, on nous prévient.
Des témoignages de femmes.
Des mots qui fusent, qui racontent, qui dénoncent, qui cherchent.
Des femmes face à des hommes violents.
Des femmes coincées dans leurs existences.
Des femmes, aux marques violacées ou blessées plus gravement, qu'on ne voit même pas.
Quand elles sont vues, viennent des conseils ou des jugements hâtifs et des solutions à la va-vite, bien loin des réalités qui se vivent.
Ce sont des poèmes en prose, fulgurants.
Ce sont des condensés de violences, du point de vue de celles qui les subissent, les endurent, jusque quand ?
Jusqu'à mourir. Jusqu'à partir. Jusqu'à s'enfuir. Jusqu'à quitter. Jusqu'à porter plainte. Jusqu'à revivre. Jusqu'à un autre avenir que celui tracé des coups.
De chaque mot sourdent la violence, l'état d'urgence.
Les poèmes sont beaux et terribles à la fois.
Ils disent des réalités et d'eux on sait.
On sait celles qui ont dit, dénoncé, témoigné.
On sait celles qui se sont réappropriées leurs vies.

LA COURONNE
De courts textes qui disent le viol, et l'après. Ce qui se passe dans le corps, dans la tête. Porter plainte, les questions, les soupçons, la lenteur. Comment continuer, comment aller la vie après ?