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Jours de pouvoir
14 février 2013

Très intéressant et bien écrit

Ce livre, mi roman mi souvenirs authentiques raconte la dernière année du gouvernement de Sarkozy et met en scène à la fois la vie au quotidien d'un ministre et le personnage de Nicolas Sarkozy par quelqu'un qui l'admire mais sans concession.

Bruno Lemaire écrit intelligemment avec un style choisi et une certaine honnêteté. Sa vie de ministre de l'agriculture oscille entre de vrais enjeux, les voyages incessants et le ridicule des figures imposées de la politique politicienne. Son portrait de Nicolas Sarkozy enfermé dans un personnage de président qui l'isole de la vraie vie est passionnant. Un livre à conseiller à tous ceux qui s’intéressent à l'action publique et à l'actualité. Se lit très facilement et l'auteur gagne à être connu.

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L'invisible

Sonatine éditions

12 février 2013

Écorché vif

Il y a des éditeurs qui ont du nez. D'ailleurs, ceux qui n'en ont pas devraient changer de métier tout de suite. Arnaud Hofmacher lui fait partie des chiens truffiers, de ceux qu'on lâche à la foire de Francfort ou ailleurs et qui en rapportent des trésors. Preuves en sont ces deux titres qui ont paru à peu près en même temps chez les deux éditeurs avec lesquels il collabore: « L’Invisible » de Robert Pobi pour Sonatine et « L’interprétation des rêves » de Wulf Dorn pour le Cherche Midi. Pas très étonnant dès lors que ces deux romans présentent de nombreuses similitudes, aussi bien dans leur construction, que dans leur atmosphère ou leur dénouement. Ils appartiennent à la famille des « polars psychiatriques », dans lesquels les héros sont borderline, la raison côtoie la folie, et la nature joue un rôle prépondérant dans la violence qui se déchaîne tout au long de l’intrigue. Dans « L’Invisible », l’ouragan sert de toile de fond aux actes de folie d’un tueur en série qui écorche ses victimes. Lorsque Jake Cole revient dans la petite ville de son enfance, après une longue absence, il se retrouve confronté à son passé : le meurtrier qui sévit aujourd’hui est-il le même que celui qui avait assassiné sa mère il y a des années ? Dans « L’interprétation des peurs », la psychiatre Ellen Roth croit devenir folle lorsque sa patiente, traumatisée et couverte d’échymoses, disparaît. Et quand elle demande de l’aide pour la retrouver, elle réalise que personne, sauf elle, ne l’a rencontrée. Tout le monde pense qu’elle divague… Quant à la chute, c’est peut-être là que les deux livres se ressemblent le plus, grâce à une surprise du chef à laquelle on ne s’attendait vraiment pas.

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L'Interprétation des peurs

Dorn, Wulf

Le Cherche Midi

8 février 2013

Quand la psychiatre craint d'être folle

Il y a des éditeurs qui ont du nez. D'ailleurs, ceux qui n'en ont pas devraient changer de métier tout de suite. Arnaud Hofmacher lui fait partie des chiens truffiers, de ceux qu'on lâche à la foire de Francfort ou ailleurs et qui en rapportent des trésors. Preuves en sont ces deux titres qui ont paru à peu près en même temps chez les deux éditeurs avec lesquels il collabore: « L’Invisible » de Robert Pobi pour Sonatine et « L’interprétation des rêves » de Wulf Dorn pour le Cherche Midi. Pas très étonnant dès lors que ces deux romans présentent de nombreuses similitudes, aussi bien dans leur construction, que dans leur atmosphère ou leur dénouement. Ils appartiennent à la famille des « polars psychiatriques », dans lesquels les héros sont borderline, la raison côtoie la folie, et la nature joue un rôle prépondérant dans la violence qui se déchaîne tout au long de l’intrigue. Dans « L’Invisible », l’ouragan sert de toile de fond aux actes de folie d’un tueur en série qui écorche ses victimes. Lorsque Jake Cole revient dans la petite ville de son enfance, après une longue absence, il se retrouve confronté à son passé : le meurtrier qui sévit aujourd’hui est-il le même que celui qui avait assassiné sa mère il y a des années ? Dans « L’interprétation des peurs », la psychiatre Ellen Roth croit devenir folle lorsque sa patiente, traumatisée et couverte d’échymoses, disparaît. Et quand elle demande de l’aide pour la retrouver, elle réalise que personne, sauf elle, ne l’a rencontrée. Tout le monde pense qu’elle divague… Quant à la chute, c’est peut-être là que les deux livres se ressemblent le plus, grâce à une surprise du chef à laquelle on ne s’attendait vraiment pas.

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L'Enfant témoin

Rotenberg, Robert

Presses de la Cité

8 février 2013

N'oubliez pas de jeter un oeil derrière vous!

Avec Robert Rotenberg, il ne fait pas bon prendre son petit déjeuner tout en feuilletant le journal tranquillement : en général, ça se termine mal ! Comme dans son roman précédent, « Silence radio », la victime est retrouvée chez elle, au petit matin, alors que son fils dort encore tranquillement au premier étage. Il s’agit de Terrance Wyler, un riche homme d’affaire, qui devait se rendre au tribunal pour son procès en divorce. Les soupçons se portent immédiatement sur sa future ex-femme, qui l’aurait tué pour pouvoir obtenir la garde de leur enfant. Tous les indices convergent vers elle, mais… Une fois plus, un romancier nous permet de faire une incursion dans le système judiciaire anglo-saxon, qu’il décrypte de manière très claire et même presque didactique. L’intrigue est extrêmement bien ficelée et le romancier nous mène en bateau, ce qui est le meilleur compliment à adresser à un auteur de policiers. La prochaine fois que vous prendrez votre bol de céréales, le nez plongé dans votre magazine préféré, vous ne pourrez pas vous empêcher de jeter un œil derrière vous… pour vous assurer que personne ne s’apprête à vous planter un couteau entre les deux omoplates !

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La plume de l'ours, roman
8 février 2013

Lorsqu'un ours se prend pour Verlaine

Si vous courez en librairie pour vous offrir l'intégrale de Camille Duval dans la Pléiade, vous risquez fort de tomber sur un os. Ecrivain emblématique de la littérature suisse du 20e siècle, acclamé par Claude Simon et Marguerite Yourcenar... il n'a en réalité jamais existé. Comme l'avait fait William Boyd avec " A livre ouvert ", et plus récemment Joël Dicker dans " La vérité sur Harry Québert ", Carole Allamand écrit la biographie d'un romancier imaginaire. Et dans ce récit, tout est vrai, sauf l'essentiel! Transformée en détective par les circonstances, l'héroïne, Carole Courvoisier, aimerait beaucoup comprendre ce qui a provoqué la cassure dans la vie de Camille, l' œuvre étant clairement divisée en un avant et un après. Entre les deux, un silence et une absence de douze ans. Quel évènement a pu provoquer cette métamorphose dans l'écriture? Une dépression, l'accident de cheval dont il a été victime, une nouvelle femme dans sa vie, l'exil? Miss Courvoisier suit une piste qui l'expédie en Alaska, traque l'infirmière qui l'a soigné durant les dernières années de sa vie, laisse d'innombrables messages restés sans réponse à sa fille Sylvie. Carole Allamand construit son histoire comme un polar, où le seul cadavre serait un manuscrit et l'un des témoins un ours qui adore les bonbons et sait écouter comme personne la poésie et les confidences!

Article paru dans ELLE

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