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"Un président ne devrait pas dire ça..."

Fabrice Lhomme, Gérard Davet

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  • 11 décembre 2016

    Un président ne devrait pas dire ça … Et pourquoi pas ?

    Certains livres sont plus que des livres. C’est à l’évidence le cas de « Un président ne devrait pas dire ça… »  de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, tous deux journalistes au « Monde ». Il paraît même que cet ouvrage aurait été la goutte qui aurait fait déborder la coupe déjà bien pleine d’un président se trouvant finalement dans l’impossibilité de briguer un deuxième mandat.

    **Pourquoi tant de " buzz " ?**

    Mais diantre, qui y a-t-il donc dans ce livre ? Au risque de vous surprendre, pas grand-chose. Je veux dire rien de scandaleux au regard de tout le tintouin que cette parution a suscité. Reprenons ce dont il a été le plus question:

    \- On s’étonne que le président s’en prenne au courage des magistrats.  Mais il n’y a là rien que de très habituel. De tout temps, l’exécutif n’a de cesse de tenir le judiciaire, et donc les magistrats, le plus éloignés possible, affichant le mépris habituel de ceux qui agissent envers ceux qui jugent dans leurs palais, retranchés derrière leur code de procédure.  

    \-  On s’offusque que ce grand amateur de foot pensent que les joueurs sont le plus souvent niais et immatures. Effectivement, quelle audace !  

    \- On crie au scandale à l’idée que le président –et qui plus est en période d’attaques terroristes- soit amené à donner l’ordre de tuer – les fameuses opérations « Homo » -  des individus menaçant la sûreté de l’état. Mais c’est l’inverse qui surprendrait, non ?

    \- On accuse le président, à propos de la Syrie,  de révéler des secrets défense. Mais lesquels ? Oui, les militaires français étaient prêts à intervenir (nous le savons depuis longtemps), et puis Barack Obama s’est dérobé, impressionné par le refus du parlement britannique de donner son feu vert à une intervention qui aurait conduit l'armée anglaise à se joindre aux forces françaises et américaines. C’est d’ailleurs la part la plus intéressante du livre ; celle où l’on comprend comment une décision internationale se prend, comment les enjeux, les rapports de force, les doutes et les peurs s’entrechoquent pour conduire, ou non, à une décision.

    \- On s’étonne – et beaucoup se sont vexés – des jugements portés sur les personnalités socialistes. Claude Bartolone, par exemple, n’aurait pas l’étoffe d’un Premier ministre ? Mais franchement, en dehors de l’intéressé et de sa maman, qui en doute ?

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