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Elizabeth P.

Un jour comme les autres
4 juillet 2019

Eric Deguide est un journaliste réputé. Il mène des combats sans merci pour le respect des droits de l’homme.
Il disparaît brutalement, laissant pendant deux ans sa compagne Emily dans le chagrin, le désarroi, la colère.
C’est complètement prenant et passionnant.
Une écriture aérée et de courts chapitres nous mènent de page en page sans avoir envie d’arrêter.
L’auteur mêle aux personnages de fiction des personnages réels comme Alain Lallemand, journaliste au journal belge, Le Soir.
De même, il s’inspire d’une histoire vraie d’exportation de marchandise militaire en Arabie Saoudite par le Canada.
Il entretient un savant dosage pour tenir le lecteur en haleine.
- L’avancement de l’enquête, par Emily, par la police, par des journalistes proches d’Eric Deguide.
- La personnalité des personnages, en particulier d’Emily, en qui on a toute confiance au début et dont on doute ensuite
- Les rebondissements et les liens avec d’étranges meurtres
- ………..
Paul Colize a une très belle plume. On le lit avec délectation.
Son travail de recherche est sérieux et captivant.
Un plus. Il est beaucoup question d’opéra dans ce roman et il est présenté comme tel, en quatre actes, avec une présentation des personnages en première page.
Et tant qu’on y est, encore un autre plus : ces passages dans une petite ville du bord d’un lac italien où tous les personnages sont sympathiques et où le décor est enchanteur, tempérant un peu la noirceur de l’enquête.
C’est donc un excellent roman, et Paul Colize est un auteur à suivre.

Les rêveurs

Le Livre de Poche

7,70
3 juillet 2019

J’aime beaucoup Isabelle Carré. Je la trouve jolie, bonne actrice, sympathique, malicieuse….
En la voyant, on n’imagine pas ce qu’elle trimbale derrière elle.
On a toujours tendance à imaginer que les gens beaux et célèbres ont tout pour être heureux.
Mais combien vivent avec leurs blessures.
Dans ce livre, elle se raconte et raconte ses parents.
Alors je suis assez mitigée.
D’abord, l’écriture est brouillonne, et pas extraordinaire
On ne sait pas toujours qui parle (tantôt JE, tantôt Elle), ni de qui elle parle.
Ҫa saute dans le temps et dans les personnages.
Ses parents sont particuliers, certes, mais ça m’a gênée qu’elle mette ainsi leur vie privée en étalage.
J’y ai vu une forme d’indiscrétion et d’indécence qui m’a dérangée.
Elle parle plus d’eux que d’elle.
Malgré leurs faiblesses elle semble les aimer, et je ne comprends pas vraiment le sens de sa démarche qui ne donne pas d’eux une image favorable.
Je préfère nettement Isabelle Carré actrice à Isabelle Carré écrivain.

Le dernier frère

Éditions de L'Olivier

27 juin 2019

Une histoire d’une très grande sensibilité.
Raj, un vieil homme voit David lui apparaître en rêve.
David, c’est un petit garçon qu’il a connu lorsqu’il avait dix ans.
Lui reviennent alors tous les souvenirs de son enfance.
Une enfance pauvre, à l’île Maurice, entre un père hyper violent et une mère douce et aimante.
Et David.
J’ai lu et apprécié "Tropique de la violence", du même auteur et j’ai retrouvé avec plaisir son style.
Une écriture toute en douceur même pour raconter les choses difficiles.
Une écriture colorée, imagée : on imagine sans peine les lieux si bien décrits.
Une écriture sensible qui crée des personnages touchants, émouvants.
Raj est un aussi bon vieillard qu’il a été un bon enfant. Son histoire est vraiment touchante.

La vie parfaite
13,00
26 juin 2019

Comme dans « D’acier », Silvia Avallone nous entraîne dans des tours sans espoir.
Dans la banlieue de Bologne, Adele, 17 ans, se retrouve enceinte de Manuel. Son quartier, les Lombriconi… «une suite de mots, misère, marginalisation, drame, qui décrivait leur vie comme quelque chose d’effroyable.»
Plusieurs générations, pléthore de personnages….
Le poids de ces vies pèse sur les épaules du lecteur. Mais que c’est bien raconté, bien décrit.
Des femmes souvent seules à se dépatouiller, des hommes peu fiables, le manque d’argent….. mais des vies à part entières, pleines de rêves souvent déçus et d’idéal tellement difficile à atteindre.
Des personnages touchants qui inspirent l’empathie.
Un tableau vivant d’une société à bout de souffle.
Et toujours, malgré ces cas désespérés, la magie de se retrouver en Italie.
Le petit bémol de ce roman, c’est qu’à chaque nouveau chapitre, il faut une page voire deux, voire trois, pour savoir de qui ça parle. L’auteur n’annonce pas tout de suite le nom du personnage. Une petite difficulté qui n’est pas indispensable et n’ajoute rien.

La drôle de vie de Zelda Zonk
23 juin 2019

Hanna vit avec son mari et sa nièce dans un hameau isolé d’Irlande.
Lui, ancien reporter de guerre écrit des romans policiers. Elle relooke des objets anciens.
Victime d’un grave accident de la route, elle fait un long séjour à l’hôpital.
Sa voisine de lit est une vieille dame, Zelda Zonk
L’accident et l’amitié qu’elle lie avec Zelda vont changer le cours de sa vie.
D’une écriture sûre et vive, Laurence Peyrin nous entraîne dans une aventure difficile à lâcher.
L’enquête que mène Hanna sur Zelda est surprenante, et on se prend à croire à ses élucubrations, voire a souhaiter qu’elle soient vraies.
Et si elle avait raison ? Quel scoop ça serait !
Donc, en résumé, une bonne fiction avec beaucoup d’imagination.
A découvrir.