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Elizabeth P.

Les Choses humaines
14 décembre 2019

Je suis assez partagée avec ce roman.
La première moitié m’a semblé très longue.
Un journaliste célèbre de la télévision
Sa femme de vingt ans plus jeune, féministe, essayiste dans des journaux.
Leur fils de vingt ans, brillant étudiant aux Etats-Unis,.
Tous ces personnages sont très caricaturaux.
Un milieu parisien aisé, pas très sympathique, surfait
.Puis la deuxième partie raconte le procès.
Car oui, le fils est accusé d’avoir abusé d’une jeune fille.
Et là, c’est un peu plus intéressant.
Le sujet est très contemporain, voire peut-être un peu opportuniste de la part de l’auteur. Bon, mais là, c’est mon sentiment je ne suis pas sûre et ne veux pas lui prêter de mauvaises d’intentions.
Plus qu’un sujet de fiction c’est un sujet d’actualité.
Sujet qui nourrit généreusement les réseaux sociaux actuellement.
Les abus sexuels, les zones grises, consentement ou pas…..des questions qui interpellent depuis un bon moment à l’écoute des informations.
Les femmes sont souvent la proie des hommes et c’est souvent ignoble.
Mais on arrive à un stade où il ne doit plus être aussi confortable d’être un homme.
Et si c’est tant mieux, il nez faudrait pas tomber dans le procès d’intention systématique.
Bien sûr toutes ces réflexions sont nécessaires et le quotidien de l’actualité nous les rappelle, sans qu’il soit d’ailleurs facile d’arrêter une vérité ou l’autre.
Ce que je reprocherais donc à ce livre, c’est de ne pas être une fiction littéraire nous emmenant à un autre monde, à des personnages intenses.
Aucun ne m’a fait vibrer.
Si un roman n’a pour mission que de nous plonger dans la réalité, il me semble qu’il lui manque une certaine dimension.
De plus, si la lecture est fluide, ni l’écriture ni le style ne dénotent d’une quelconque originalité.
Je me trouve assez sévère, d’autant que d’ordinaire, j’approuve toujours le choix des lycéens pour leur Goncourt.

Le Ciel par-dessus le toit
6 décembre 2019

Que j’aime l’écriture de Natacha Appanah !
Elle a l’art de mettre de la douceur et de la poésie dans des situations bien noires.
Phénix, ex Eliette, a deux enfants.
Loup, son fils, doux et spécial, est en prison pour avoir fait 700 kilomètres sans permis avec la voiture de sa mère.
Il voulait rejoindre sa sœur Paloma, partie de la maison depuis dix ans.
Chaque personnage a un parcours difficile et traumatisant..
L’empathie du lecteur est en marche.
Malgré ces vies éprouvantes, ce n’est pas une lecture négative.
C’est le troisième roman de Natacha Appanah que je lis.
Il y est toujours question d’adolescences difficiles traitées avec tact et délicatesse.
Les histoires et les personnages y sont à chaque fois complètement différents, et c’est toujours très beau.

Nous étions nés pour être heureux
24 novembre 2019

Je ne vais pas être très polie, mais là, il m’a carrément gonflée Lionel Duroy avec sa journée de réconciliation.
Oui, parce qu’on le savait déjà, ses neuf frères et sœurs ne lui parlent plus depuis qu’il a sorti son premier livre, livrant toute l’histoire de leur famille.
Trente ans sans se voir, sans se parler, mais depuis l’an dernier ils l’ont recontacté et ils se retrouvent lors d’un repas chez Paul, tous sauf un, et ils découvrent leurs enfants.
J’ai plutôt aimé les précédents livres de Lionel Duroy, mais là, je l’ai trouvé lourd, et cette journée de réconciliation est pesante.
Il tourne en rond, nous impose des dialogues répétitifs entre frères et sœurs.
C’est le livre de trop sur le sujet !
Il a besoin d’écrire pour vivre dit-il.
Mais un écrivain peut faire autre chose que passer sa vie au crible, et surtout celle des membres de sa famille.
Il peut créer des personnages, des situations sans toujours impliquer sa famille.
Il a lassé ses frères, ses sœurs, ses deux femmes, j’ai bien peur qu’il ne commence à lasser certains de ses lecteurs dont moi.

La Jeune Épouse
15 novembre 2019

Une jeune fille de dix-huit ans arrive d’Argentine pour épouser le fils d’une riche famille italienne.
Or le fils n’est pas là, et pendant des mois elle apprend à vivre dans cette étrange famille.
Sensualité, érotisme, secrets de famille. L’écriture est dense, pas facile.
Tantôt c’est « je », tantôt c’est « elle ».
Le point de vue de l’écrivain se mêle à celui des personnages. J’ai déjà lu quatre livres de Baricco que j’ai beaucoup aimés. J’ai trouvé celui-ci plus difficile, moins clair. L’histoire n’en reste pas moins intéressante.

La Femme gauchère
13 novembre 2019

Un livre court et étrange.
L’ambiance y est particulière.
Lente, pesante et légère à la fois.
Une femme (ainsi nommée tout au long du roman)
Son mari Bruno
Un enfant (ainsi nommé aussi)
Un éditeur et son chauffeur
Une institutrice amie de la femme
Il ne se passe pas grand-chose.
La femme renvoie son mari.
Elle commence des traductions.
Non, vraiment, il ne se passe pas grand-chose.
Tout est dans cette ambiance, détachée, ralentie, ouatée.
J’ai pensé à l’ambiance et à la femme de « Moderato cantabile »
C’est tout à fait le genre de livre qu’on aime ou qu’on déteste.
Quant à moi, j’ai beaucoup aimé.