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Elizabeth P.

Treize

Rue Fromentin

16,00
9 mai 2016

Treize

Alice a treize ans. Elle pâme d’admiration devant sa sœur de presque seize ans.
Cet été, comme d’habitude, la famille part en vacances dans le sud. La présence d’un collègue et ami de son père va bouleverser la vie de toute la famille.
C’est un roman sur l’adolescence et les transformations qu’elle engendre.
Alice est une enfant intelligente, d’une grande maturité, très intériorisée. Elle porte un regard lucide sur ses parents, sur les adultes en général.
C’est la transformation du corps, les premiers émois. Ce sont les interrogations, les incompréhensions, les doutes et les complexes, le mal-être.
Un portrait fin et juste de l’adolescence, avec du suspens jusqu’au bout pour découvrir en toute fin le drame de cet été-là.
L’ambiance familiale est parfaitement rendue : la tendresse bienveillante du père, la désinvolture de la sœur, les névroses de la mère.
L’écriture est agréable et le roman se lit bien, même si on a parfois l’impression de tourner un peu en rond.

Question de géométrie
29 avril 2016

question de géométrie

Un roman court mais intense.
Un roman à trois voix : Adel, Bonnie, Alain.
Ils se sont rencontrés au lycée, ont braqué, ont fugué…
Des années après, ils se souviennent de cette année là, la revivent.
C’est un roman sur l’adolescence, sur les rencontres qu’on fait, sur les chemins qu’on prend. Mais aussi sur le regard qu’on porte, des années après, sur notre jeunesse, sur les choix de chemins qu’on fait pour notre vie d’adultes. C’est un constat.
Un sentiment de lourdeur, d’inéluctable, au fil de la lecture : la jeunesse de banlieue, l’insatisfaction latente de Bonnie devenue femme, les illusions perdues….
Mais ce sentiment est allégé par la forme du récit. Des pages courtes réservées à chacun des personnages, en alternance. Le passage du passé au présent.
L’écriture est belle et précise, le ton est juste.
Même si elle laisse un petit goût amer et désenchanté, c’est une belle histoire d’amitié, au-delà des lieux, au-delà du temps.

Les enfants indociles
28 avril 2016

Les enfants indociles

Pas facile pour Claire d’avoir une grand-mère magicienne et diabolique à la fois. Surtout quand celle-ci disparaît de la maison de retraite, semant sur son chemin des messages adressés à sa petite fille. ‘ « Cap’ ou pas cap ‘ de …». Et Claire se surpasse à chaque fois. « Cap’ »
Mais où est donc passée Magda, écrivain excentrique et renommée, et grand-mère hors norme ?
Mais qui est ce Louis qui habite dans sa maison ?
Les questions se posent tout au long du roman.
Au début, il me semblait lire de la littérature jeunesse, puis ce sentiment s’est dissipé, et j’ai été complètement accaparée par cette histoire originale.
Claire, l’effacée, la discrète, se transforme peu à peu grâce aux défis de sa grand-mère .
Le style est très agréable, l’intrigue captivante.
On ne s’ennuie pas une seconde en accompagnant Claire dans ses interrogations, dans ses doutes.
Cette grand-mère atypique et invisible est tout simplement géniale.
Une réflexion sur la confiance en soi, sur les peurs et les marques de l’enfance, sur la famille, sur le sens de la vie. Des personnages attachants.
Un excellent moment de lecture.