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Elizabeth P.

Le coeur à l'aiguille
10,00
16 mai 2017

Deux personnages principaux dans ce court roman.
Leïla, issue d’une famille de réfugiés afghans.
Dan, son amour absent, parti dans un pays lointain torride d’où il lui écrit des lettres.
Elle coud ces lettres, soir après soir, pour faire sa robe de mariée.
Beaucoup de tact et de douceur pour écrire cette histoire.
On apprend tout par bribes, par réminiscences.
On suit la passion qui les unit
On découvre le milieu des réfugiés afghans.
Elle est douce et brisée Leïla.
Pourquoi est-elle brisée ?
J’ai beaucoup aimé me plonger dans cet univers étrange et solitaire tout en subtilité.

Fête des pères

Olear, Greg

Le Cherche Midi

19,50
21 mars 2017

400 pages pour raconter une journée de Josh et on ne s’ennuie pas une seconde.
Sa femme étant partie pour quelques jours, il assume, en plus de son métier de scénariste, le rôle de PAF (Père Au Foyer).
Et cette journée n’est pas de tout repos entre Roland, 5 ans , diagnostiqué autiste Asperger et Maude, 3 ans, véritable petit tyran despotique. Sans compter les révélations d’une « amie » qui sous-entend que sa femme le trompe. Il n’est pas loin du burn-out.
L’écriture et le style sont résolument contemporains, les dialogues nombreux.
Avec beaucoup d’humour, crûment parfois, Greg Olear aborde une multitude de sujets :
Le couple et la fidélité, les choix de vie, le rôle des parents, l’autisme, la musique, le cinéma, internet, la société américaine……..
Après quelques craintes au début, on se laisse embarquer dans cette folle journée, on rit, on redevient sérieux, on compatit.
C’est une lecture sympathique et délassante malgré la gravité de certains points de vue.

Être à distance
19 mars 2017

Un de ces livres qu’on doit interrompre avec regret et qu’on reprend avec plaisir.
Au Chili, Vera, femme de lettre octogénaire est dans le coma après une chute dans l’escalier.
Trois personnages racontent leur relation à Vera et leur propre histoire :
Daniel, son voisin et ami.
Emilia, une jeune française qui écrit une thèse sur elle.
Horacio Infante, célèbre poète, son ami.
Trois histoires qui s’entremêlent pour aboutir à une fin très inattendue
L’auteur s’est inspirée de la vie de l’écrivaine Clarice Lispector pour inventer cette belle fiction. C’est un roman d’une grande cohérence écrit avec fluidité, élégance et sensibilité. Les émotions sont superbement transcrites et intensément perçues.
On en redemande ! Le prix Alfaguara décerné à Clara Guelfenbein est amplement mérité.

En amoureux

Héloïse d'Ormesson

17,00
17 mars 2017

Paul, cinéaste, rencontre Ninon, archéologue. Ils tombent amoureux et partent en vacances à Paros, dans les Cyclades.
Mais tout ne se passe pas comme prévu. Une histoire sans originalité et de peu d’intérêt.
Des personnages bobos parisiens peu attachants.
Une écriture plate, sans recherche, avec un vocabulaire basique.
Des dialogues convenues et des redites lourdes : il faudrait compter le nombre de fois où le parfum « Heure bleue » est cité.
Rien ne semble approfondi dans ce roman. Ni l’intrigue, ni la psychologie des personnages, ni la description des lieux.
On ne saisit pas bien l’objectif de l’auteur.

Inhumaines

Philippe Claudel

Stock

16,50
16 mars 2017

Un court roman découpé en 21 chapitres qui forment comme des nouvelles. Une satire de la société actuelle.
Certes, la vie actuelle n’est pas tout rose, mais il est bougrement négatif Philippe Claudel. Il caricature à l’extrême.
Ses personnages travaillent tous à l’Entreprise. Ils ont perdu tous sens humain, tout sens critique, sont complètement blasés.
Ils vivent dans une société d’abondance et de manque de désir Leurs loisirs sont organisés jusqu’à l’extrême, au dépend de la vie d’autrui.
Sans cesse à la recherche d’originalité, ils sont opportunistes, indifférents, négationnistes. Avec cynisme et détachement, ils vont au bout de leurs pulsions, sont incohérents dans les priorités de la vie, ne prennent pas leurs responsabilités. Ils sont complètement dépravés. C’est un roman dérangeant, parce qu’il pointe du doigt les travers de notre société, les excès sexuels et économiques, le racisme et la discrimination, l’absurdité et le snobisme des nouvelles inventions. Un roman qu’il vaut mieux ne pas lire si on a des tendances et un regard pessimistes sur la vie actuelle. Fort heureusement, s’il y a un fond de vérité dans la vision de Philippe Claudel, je me dis qu’il y a encore une multitude de belles personnes et de belles choses sur cette terre.