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Elizabeth P.

Ceux qui partent
4 septembre 2019

Ellis Island en 1910.
Il y a une foule de migrants de toutes nationalités dont Emilia et son père Donato, Esther l’Arménienne et Gabor le gitan.
Il y a aussi Andrew, un jeune américain issu d’une famille aisée. Il est passionné de photographie et fasciné par tous ces réfugiés qu’il vient immortaliser.
Un thème plusieurs fois traité que Jeanne Bénameur a su exploiter à sa manière comme elle sait si bien le faire.
Elle concentre tout sur un jour et une nuit.
Les amours naissent et se croisent.
Il est aussi beaucoup question de couleurs, de musiques, de chants.
Les personnages sont formidables, comme tous ceux que crée l’auteure.
Le rythme de narration est tendre, lancinant.
Une grande sensibilité pour décrire le vécu, les attentes, les traumatismes, les espoirs de tous ceux qui un jour, par nécessité ou par choix décident de partir.

UNPUR
4 septembre 2019

Benjamin et Julien, deux jumeaux, ont une enfance lumineuse auprès de leur mère aimante et fantasque.
Jusqu’au jour où Benjamin se fait kidnapper par Le Gargouilleur.
S’ensuivent des années de séquestration, avant qu’ il ne s’enfuie.
C’est puissant, terrible, magnifique.
Dès le début j’ai été séduite par l’écriture superbe d’Isabelle Desesquelles.
Il y a une intelligence remarquable dans la manière de mener l’intrigue, de nous mener là où elle veut.
C’est sombre et lumineux à la fois.
Les séquelles d’une enfance brisée, d’une famille démantelée sont décrites avec une justesse rare.
Je ne connaissais pas cette auteure, une lacune à vite combler !

L'insomnie
20,00
4 septembre 2019

Il y a eu « Morts aux cons » de Carl Adehold.
Il y a eu « Ma vie entre les mains de la mort » de Didier Larepe
Et voici « L’insomnie » de Tahar Ben Jelloun.
Trois romans où, pour des raisons différentes, un homme ordinaire se met à tuer sans fin.
Deux de trop !
Ordinairement j’aime bien Tahar Ben Jelloun, mais là ; franchement, ça m’a lassée.
J’ai failli abandonner plusieurs fois mais suis allée quand même au bout, sans aucune conviction, et avec peu de plaisir.

Une joie féroce
29 août 2019

J’attendais avec impatience le nouveau roman de Sorj Chalandon et me suis précipitée dès que je l’ai vu dans une vitrine.
C’est l’histoire de quatre femmes atteintes d’un cancer.
C’est aussi l’histoire d’un braquage.
C’est raconté au féminin, par Jeanne.
J’aurais lu ce livre sans savoir qui en était l’auteur, je ne pense pas que j’aurais deviné que c’était lui.
D’abord, le sujet ne lui ressemble pas, à moins qu’il n’ait dans son entourage une personne atteinte du cancer, ce qui aurait pu le pousser à écrire cette fiction.
Ensuite, même si c’est comme toujours très bien écrit, je n’ai pas retrouvé la puissance, sa marque de fabrique, qu’il y avait dans tous ses précédents romans.
Mais peut-être nous a-t-il habitué à tellement fort qu’on devient trop exigeant et trop en attente.
Parce que j’ai bien aimé l’histoire de ces quatre femmes, je l’ai lue avidement.
Elle aurait été un premier roman d’un inconnu que j’aurais adhéré sans aucune arrière pensée.
Alors continuez Sorj, j’attendrai toujours avec autant d’impatience vos nouvelles publications et je les lirai toujours avec le même plaisir.

Les victorieuses
24 août 2019

Décrochant suite à un burn out, Solène, une jeune avocate devient bénévole au palais de la femme à Paris.
Elle y est écrivain public. Parallèlement, l’auteur raconte la vie de Blanche Peyron, militante active de l’armée du salut qui, en 1926 a permis l’ouverture de ce palais de la femme. Tout comme j’avais apprécié La tresse, j’ai beaucoup aimé la sensibilité de ce roman mi-biographique.
Tout d’abord, l’écriture est naturelle.
Si l’histoire de Solène peut paraître à certains un peu facile ou stéréotypée, je trouve qu’elle dessert bien cet hommage aux femmes démunies. La vie de Blanche Peyron est passionnante.
On a tendance maintenant à voir l’Armée du Salut comme désuète, mais que d’actions positives elle a menées !
Laetitia Colombani rend un superbe hommage à toutes ces femmes laissées pour compte dont on sait qu’elles existent mais pour lesquelles on ne fait malheureusement pas grand-chose dans notre vie quotidienne.
Ce roman leur rend une dignité qu’elles ont perdue au fil de leurs déboires.