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Elizabeth P.

La Femme qui fuit
18 février 2020

Suzanne Meloche est née en 1926 au Canada.
Elle a abandonné sa fille de trois ans.
Des années plus tard, sa petite-fille, Anaïs Barbeau-Lavalette retrace sa vie.
C’est une femme extravagante et libre.
Avant-gardiste, elle participe au Québec au mouvement automatiste.
Elle écrit des poèmes.
Elle peint des toiles dont une est exposée au musée d’art contemporain de Québec.
Anaïs s’adresse directement à sa grand-mère.
Pendant une bonne partie du livre, j’ai été gênée par l’emploi du « tu ».
Et puis, une fois l’idée admise et l’habitude prise, je me suis vraiment prise d’intérêt pour cette femme et son tempérament exceptionnel.
Gagnée aussi par l’émotion, non pas pour Suzanne qui a vécu sa vie très égoïstement, mais pour sa fille et sa petite-fille chez qui l’abandon de Suzanne a laissé de fortes séquelles.

La femme révélée
18 février 2020

De Chicago à Paris, Eliza devient Violet pour échapper à un mari fortuné mais sans scrupule dont elle craint qu’il ne veuille la faire tuer.
Son drame ; elle a laissé son enfant
Sa survie : son appareil photo.
Quelle merveilleuse conteuse que Gaëlle Nohant !
379 pages de pur bonheur.
L’histoire de cette femme est subjuguante.
Les tournures de phrases sont un délice.
Chaque mot est bien choisi, bien à sa place. Il n’y en a pas un de trop.
Ils sont rares les livres aussi aboutis, aussi parfaits.
Intelligence, sensibilité, documentation riche….. que de bons ingrédients au service de ce superbe roman.
Contrairement à certains livres qu’on a hâte de terminer, je ralentissais la lecture de celui-ci pour en garder encore un peu pour le lendemain.

Aires
24,00
22 janvier 2020

Encore une fois je suis éblouie par le talent de Marcus Malte. Autant que dans « Le garçon », bien que le genre soit ici totalement différent.
« Plusieurs histoires, en fait. Mais qui n’en font qu’une. Parce que c’est le principe même de la vie, sa trame : des destins qui s’enchevêtrent. Et c’est quelque chose que je trouve fascinant. Toutes ces trajectoires parallèles qui finissent par se croiser »
Cet extrait résume parfaitement le roman. J’ai l’impression d’avoir lu plusieurs livres, d’avoir croisé plusieurs vies.
Tout se passe sur l’A10, une autoroute où circulent des gens dont les destinées de certains vont se croiser. Au gré des personnages, d’innombrables sujets sont traités.
L’auteur tourne en dérision les excès de notre société. Il dénonce des faits divers de l’actualité. Il ya de anecdotes, des drames.
On y trouve des sentiments, de l’amour, de la passion, de l’addiction. De la fougue et du désespoir.
Tout est entrecoupé de spots publicitaires, de flashs radio, de chansons selon les stations écoutées par les automobilistes.

Il est beaucoup question de société et de politique. C’est un livre jubilatoire et puissant. Le style, le vocabulaire, l’originalité, tout est délice. L’humour côtoie la profondeur. Sûr qu’après cette lecture, on ne parcourra plus les autoroutes sans y penser. Un livre pour lequel on souhaiterait avoir plus d’insomnies pour ne pas avoir à le refermer avant de l’avoir terminé.

CEUX QU'ON AIME
22,50
13 janvier 2020

Quand on pense Grèce, on pense vacances, îles, plages, soleil……
Mais là, on entre en plein dans l’histoire de ce pays, de 1930 à nos jours.
Et c’est avec Themis Koralis qu’on découvre le sort de ce pays et de ses habitants.
A l’occupation allemande a succédé la guerre civile entre communistes et conservateurs. Et quand tout pourrait redevenir calme, c’est la junte militaire qui prend le pouvoir.
La haine semble avoir été le mot d’ordre durant toutes ces années.
Les morts ne se comptent plus. Les destructions non plus.
Je ne connaissais pas particulièrement la politique grecque et là, j’avoue que j’ai été édifiée.
C’est passionnant.
Même au sein de la famille Koralis, les tensions sont énormes.
Victoria Hislop a un grand talent. Tout est intéressant. L’histoire de la famille, l’histoire de la Grèce.
J’ai dévoré ces 450 pages complètement captivée.
Une excellente fiction et une belle leçon d’histoire.

Notre vie dans les forêts
12 janvier 2020

Dans un futur indéterminé, une femme psychologue est en fuite dans une forêt avec d’autres congénères.
Elle écrit dans un carnet, sa vie, ses souvenirs, sa moitié…..
On est dans un monde où les robots sont rois, où le clonage est une institution.
C’est un monde impitoyable où règne l’intelligence artificielle, où la manipulation génétique est monnaie courante.
Même si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce livre.
Particulièrement le style, le ton, l’humour, la manière familière d’écrire dans le carnet.
Comme ça, de prime abord, je l’aurais qualifié de court roman de science-fiction, ou d’anticipation.
Mais après un rapide coup d’œil sur les autres commentaires, je vois qu’on dit maintenant « dystopie ». Wouah ! ça fait genre !
Pratiquement tous les lecteurs utilisent ce terme. Et dire que je ne le connaissais pas. Quelle inculte je fais ! Mais c’est sûr, je le replacerai, rien que pour faire ma connaisseuse.
Et même le correcteur d’orthographe, il ne connait pas. Ouf, il n’y a pas que moi.