La librairie vous accueille du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 19h
27 rue Franche, 71000 Mâcon - 03 85 38 85 27 - cadran.lunaire@wanadoo.fr
 

Crus classés de Saint-Emilion
EAN13
9782817703084
ISBN
978-2-8177-0308-4
Éditeur
Sud-Ouest
Date de publication
Collection
BEAUX LIVRES -
Nombre de pages
208
Dimensions
29 x 25 x 2 cm
Poids
1685 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Crus classés de Saint-Emilion

De ,

Préface de

Sud-Ouest

Beaux Livres -

Indisponible

Ce livre est en stock chez un confrère du réseau leslibraires.fr,

Cliquez ici pour le commander
Quand Saint-Émilion ouvre ses portes... Pas toutes, certes, vingt seulement, au fil de trois années de visites studieuses et passionnées entreprises par Éric Bernardin et Pierre Le Hong (à la suite de leurs escapades médocaines*).

Quand Saint-Émilion ouvre ses livres d'histoire, ses documents géologiques et techniques, ses archives généalogiques et ses carnets d'anecdotes : Saint-Émilion ouvre son coeur et il s'en envole une symphonie vitivinicole à l'usage des amateurs de très Grands Crus, des amoureux du geste noble et de la grâce.

Vingt châteaux prestigieux se laissent saisir dans leur quotidien entretiens avec des propriétaires, des maîtres de chai, des oenologues. Images évocatrices et cartes d'une remarquable précision. Dégustations parcellaires et architectures audacieuses, finement esquissées. Du pragmatisme terrien aux outils de pointe, de la haute couture à l'artisanat familial, tout un univers se dévoile, se parant de la beauté approchée par l'oeil, le verbe et les papilles.

Et c'est ainsi qu'un vin est grand - par la chair dense et sensuelle du Merlot, par la tension et la vigueur du Cabernet Franc et que l'homme aime à le déguster. Et c'est ainsi que cet ouvrage entrouvre quelques portes : Ausone, Cheval Blanc, Pavie, Canon, Angélus... et 15 autres que nous vous laissons découvrir
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Préface de Pierre Arditi

Dans leur premier ouvrage, Éric Bernardin et Pierre Le Hong proposaient ce que le fameux Hugh Johnson appelait « la meilleure visite virtuelle du Médoc que l'on puisse trouver. »

Dans celui-ci, me semble-t-il, les auteurs proposent, en se « baladant » du côté de Saint-Émilion, une formidable machine à rêver, doublée d'une exploration de la machine humaine de ce monde du vin, qui nous est à la fois familier et parfaitement mystérieux. On nous offre ici à la fois un livre d'images dans lequel nous serions nous-même « Tintin reporter », et la possibilité d'accéder à un savoir qui, s'il nous est apparemment étranger, nous apprend que l'on fait sans doute le vin de l'homme – ou de la femme ! – que l'on est.

De leur manière de vivre avec un passé parfois étouffant, ou une frénésie de faire « autre chose » pour être neuf, ou être le meilleur, toute la galerie humaine ici exposée est attachante, passionnante, parfois même exaspérante, mais de ces complexités humaines naît aussi ce qui nourrit ces vins, et nous émeut ou nous intrigue sans que nous puissions comprendre.

Cet ouvrage aussi brillant que le précédent – qui nous enrichit de ces caractérologies classiques ou atypiques de ceux qui « disent le vin » – est exceptionnel en ce sens qu'il semble rendre accessible aux enfants que nous sommes ce que parfois une vie ne suffit pas à expliquer…

Entendre François Mitjavile ruer dans les brancards des « conventions » tout en revendiquant un classicisme – qui comme l'un de ses maîtres Émile Peynaud, éclaire les ténèbres, et ramène à une simplicité que l'on ne devrait jamais perdre de vue – est jouissif et me semble être une règle de vie en soi ! Je le cite, lui, parce qu'il est un homme exigeant de lui-même – un « Socrate mécontent » pour reprendre son expression – qui me fait penser à mon père, et qui aura éclairé ma vie un peu de cette manière.

Les Autres, tous les Autres qui apparaissent ici, il faut les découvrir, découvrant parfois eux-même ce qu'ils sont, ce qu'ils font, et à travers ces routes qui sont les leurs, nous pouvons reconnaître ce que sont – ou pourraient être, parfois – les nôtres.

Oui, en lisant ce livre, en regardant les images que ces voix tracent pour nous, nous restons des enfants qui rêvent et qui voyagent tout habillés, attendant ce jour où lâchant – momentanément ! – ce livre, nous irons nous aussi marcher sur les terres de ces humains dont nous aurons alors la sensation qu'ils font un peu partie de nous…