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Dieux et héros de l'Antiquité - Toute la mythologie grecque et latine, toute la mythologie grecque et latine
EAN13
9782013227513
ISBN
978-2-01-322751-3
Éditeur
Le Livre de poche jeunesse
Date de publication
Collection
LIVRE DE POCHE (967)
Nombre de pages
440
Dimensions
17 x 12 x 0 cm
Poids
295 g
Langue
français
Code dewey
292.13
Fiches UNIMARC
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Dieux et héros de l'Antiquité - Toute la mythologie grecque et latine

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Le Livre de poche jeunesse

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Dans les notices, les noms suivis d'un astérisque (*)
font l'objet d'un article à leur ordre alphabétique.

La première édition de cet ouvrage est parue
dans le Livre de Poche Jeunesse sous le titre :
Dictionnaire de la mythologie grecque et latine

Illustration de couverture : Christian Broutin

© Hachette Livre, 1992 et 2004 pour la présente édition.

43, quai de Grenelle, 75015 Paris.

ISBN : 978-2-01-323458-0

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la jeunesse.

À Marius, à Juliette, à Charles et à Stella.

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ACHILLE

Fils de Pélée*, roi de la ville de Phthie, en Thessalie, Achille, le plus célèbre héros de la mythologie grecque, était un descendant des dieux. Son père, Pélée, bien que mortel, était un petit-fils de Zeus*, et sa mère, Thétis*, était une déesse, une Néréide, c'est-à-dire une fille de Nérée*, dieu marin très ancien.

Thétis acceptait mal d'avoir des enfants mortels. Aussi, à chaque naissance, essayait-elle de les rendre immortels en les plongeant dans le feu. Six fois de suite le résultat ne se fit pas attendre : les enfants moururent sur-le-champ. La septième fois, Pélée intervint : il en avait assez de voir disparaître ses enfants dans les flammes ! Il arracha le bébé, un garçon, des mains de sa femme. Le petit Achille, car c'était lui, n'eut que le talon brûlé, et survécut. Son père le confia au Centaure* Chiron, qui répara son talon avec l'os d'un Géant mort peu de temps auparavant. Ce Géant avait la réputation d'être très doué pour la course, et ce don fut ainsi transmis à Achille.

Une autre version de la légende raconte que Thétis, plutôt que d'« immortaliser » Achille par le feu, l'avait plongé dans le Styx, le fleuve des Enfers*. Méthode moins dangereuse, certes, que le feu. Mais, lors de cette opération, Thétis tenait l'enfant par le talon : Achille avait donc le corps invulnérable, sauf au talon. D'où l'expression « talon d'Achille », pour désigner le point faible de quelqu'un.

Le jeune Achille fut élevé par le Centaure Chiron, dans les montagnes du Pélion. Son maître lui transmit ses connaissances en médecine, lui enseigna l'art de la chasse et de la lutte, lui apprit à chanter et à jouer de la lyre, à dresser les chevaux et à se comporter avec courage et prudence. Pour le rendre fort et intelligent, il le nourrissait exclusivement d'entrailles de lions et de sangliers, de moelle d'ours et de miel.

Achille reçut ainsi une éducation correspondant à l'idéal antique d'équilibre entre le corps et l'esprit. À son retour à Phthie, il se lia d'amitié avec Patrocle*, un cousin éloigné que son père avait recueilli. Les deux jeunes gens devinrent inséparables.

Quand les chefs grecs décidèrent de partir pour la guerre de Troie*, ils voulurent inviter Achille à se joindre à eux, bien qu'il n'ait pas été un prétendant d'Hélène* lié par serment à Ménélas*. Mais Thétis, à qui un oracle avait prédit la mort de son fils sous les murs de Troie, s'interposa. Avant même qu'il soit mis au courant de l'expédition, elle cacha le jeune homme en l'envoyant à la Cour du roi de Scyros... déguisé en femme. Il devait y partager la vie des filles du roi, sous le nom de Pyrrha (c'est-à-dire la « Rousse », à cause de la couleur de ses cheveux blond-roux). Mais Achille n'était pas une femme ! Il fit un enfant à l'une des filles du roi : ainsi naquit le petit Néoptolème*, surnommé Pyrrhos (le « Roux »).

Ulysse*, qui avait appris où se cachait le héros, imagina une ruse. Se faisant passer pour un marchand, il se rendit au palais de Scyros et se fit introduire dans le gynécée (l'appartement des femmes), avec des lots de bijoux dans lesquels il avait glissé une épée. Quand il déballa ses marchandises devant les femmes, l'une d'elles se précipita et saisit l'épée : c'était Achille, qui n'avait pu résister à l'appel des armes. Sa mère, éplorée, tenta de le retenir. « Plutôt que de risquer la mort en cherchant la gloire dans la bataille, lui dit-elle, tu pourrais avoir une vie longue et paisible en restant auprès de moi. » Peine perdue. Achille ne voulut rien entendre et se prépara à partir.

Son père lui confia une armée de guerriers redoutables, les Myrmidons, et cinquante vaisseaux. Achille, accompagné de son fidèle Patrocle, rejoignit alors les Grecs à Aulis.

À son arrivée à Aulis, Achille apprend qu'Agamemnon s'apprête à sacrifier sa fille Iphigénie*, qu'il a fait venir sous prétexte de la marier à Achille. Le jeune homme est furieux de ce procédé, il veut sauver la jeune fille, qu'il rencontre alors pour la première fois. Mais comme il s'agit d'apaiser Artémis* et d'obtenir ainsi des vents favorables pour naviguer vers Troie, l'armée tout entière réclame la mise à mort. Iphigénie elle-même accepte, et Achille, le cœur plein de rancœur, assiste au sacrifice. Ses rapports avec Agamemnon, qui commande l'armée grecque, ne s'amélioreront pas au cours de la guerre.

Durant les neuf premières années du siège de Troie, Achille accomplit exploit sur exploit. Il tue de vaillants Troyens, réputés invincibles et, comme la ville ne se rend toujours pas, il organise des expéditions punitives dans toute la région contre les rois alliés de Troie. C'est ainsi qu'il massacrera le père et les sept frères d'Andromaque*.

Lors de la dixième année de siège, c'est au retour d'une de ces expéditions que la mésentente avec Agamemnon éclate au grand jour. Achille a ramené une captive, dont il est tombé amoureux, Briséis. Mais le roi, usant de son privilège de chef de l'armée, exige qu'il lui donne la jeune fille. La querelle s'envenime, et Achille décide qu'il ne combattra plus pour les Grecs et se retire sous sa tente. Pire : il prie sa mère, Thétis, d'user de son pouvoir de déesse pour faire tourner la chance contre les Grecs. Et de fait, les Troyens, sous la conduite d'Hector*, le fils du roi de Troie Priam*, ne sont pas loin de vaincre définitivement les assaillants, menaçant même de brûler leurs navires.

Mais Patrocle, qui s'est retiré du combat avec son ami, le supplie de le laisser rejoindre ses compatriotes en danger. Achille l'autorise à repartir au combat, lui prête ses armes et lui confie le commandement de ses terribles Myrmidons. Patrocle intervient dans les combats, renverse la situation, mais voici que, sous les coups d'Hector, il succombe... Le désespoir d'Achille est immense, il veut mourir, puis la colère l'emporte, il pousse son cri de guerre qui terrorise les Troyens, et, acceptant de se réconcilier avec Agamemnon, il se lance dans la bataille.

Revêtu d'une nouvelle armure confectionnée par Héphaïstos lui-même à la demande de sa mère, il sème la terreur et la mort dans les rangs troyens.

Bientôt, il se retrouve face à face avec Hector, le héros de Troie, le meurtrier de Patrocle, qui, malgré sa vaillance, est saisi de peur et s'enfuit. Trois fois, il fait le tour des murs de la ville, poursuivi par Achille rendu fou de haine et de douleur. Enfin, Hector se retourne et, sachant qu'il va mourir, demande à son adversaire de rendre son corps à ses parents. Achille refuse, tue Hector et, attachant le cadavre à son char, le traîne autour de la ville sous les yeux horrifiés de sa famille et de toute la population. Il faudra que les dieux eux-mêmes interviennent pour qu'Achille accepte de rendre le corps de son fils au roi Priam.

Après une trêve de douze jours pour les funérailles d'Hector, les combats reprirent.

On raconte que Penthésilée, la reine de ces femmes guerrières qu'on appelait les Amazones*, vola au secours des Troyens. Dans la mêlée, elle fut mortellement blessée par Achille. Celui-ci, croyant avoir touché un soldat ordinaire, se pencha sur elle, lui retira son casque et, découvrant sa beauté, fut bouleversé et tomba amoureux. Un Grec qui assistait à la scène, Thersite, se moqua de lui, et de son amour pour une morte. Achille, fou de rage, le tua d'un coup d'épée et dut se faire purifier de ce meurtre par Ulysse.

Peu avant la chute de Troie, Achille reçut une flèche au talon, son seul point vulnérable. C'est Pâris*, le frère d'Hector, qui aurait tiré la flèche, mais on dit que c'est Apollon lui-même qui l'aurait dirigée vers son but. Ainsi que l'avait prédit l'oracle à sa mère...
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