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Liebestod. L'odeur du sang ne me quitte pas des yeux. Juan Belmonte, Suivi de le palsir des diex, un combat qui compte
EAN13
9782846816489
ISBN
978-2-84681-648-9
Éditeur
Les Solitaires intempestifs
Date de publication
Collection
DOMAINE ETRANGE
Nombre de pages
75
Dimensions
20,1 x 12,6 x 0,7 cm
Poids
94 g
Langue
français
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Liebestod. L'odeur du sang ne me quitte pas des yeux. Juan Belmonte

Suivi de le palsir des diex, un combat qui compte

De

Traduit par

Les Solitaires intempestifs

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Plus qu'un art, la tauromachie était pour Juan Belmonte un exercice spirituel, portant les émotions dans un espace infini, dans une éternité. C'est une recherche incessante de la beauté tragique qui est à l'œuvre dans Liebestod, une tentative de communiquer directement avec le sacré, aussi bien dans la pratique du toréro que sur le plateau de Angélica Liddell. « Je cherche l'instant sublime, la transfiguration, l'enthousiasme débordant, l'éclat et la lumière, ce transport lyrique qui a lieu quand on aime. » Liebestod raconte ainsi bien plus qu'une épopée de la tauromachie, le spectacle devient une offrande, « c'est l'œuvre d'une femme amoureuse, et mortelle. C'est aussi une immolation ».
Titre du final de l'opéra Tristan und Isolde créé en 1865 par Richard Wagner, Liebestod signifie littéralement « mort d'amour ». Le compositeur met en musique sa propre réécriture poétique de la légende médiévale celtique. Le mot liebestod se réfère au thème de l'érotisme de la mort ou de « l'amour à mort », invoquant l'idée que la consommation de l'amour du couple se fait dans la mort ou même après celle-ci.
Toréro influent, Juan Belmonte naît à Séville en 1892, il est considéré comme un révolutionnaire de la corrida. Au lieu de reculer devant la charge du taureau à l'instar de ses contemporains, Juan Belmonte est le premier à attendre immobile, puis à tenter d'enchaîner les passes. Il est l'inventeur de nombreuses manœuvres. La légende raconte qu'il se tire une balle dans la tête en 1962 après un désarroi amoureux. Une autre raison pour son suicide chevaleresque serait le désespoir de ne plus pouvoir toréer.
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