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Nietzsche - Les billets de la folie
EAN13
9782382924280
Éditeur
Bouquins
Date de publication
Collection
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Langue
français
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Nietzsche - Les billets de la folie

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La mère de Nietzsche, Franziska Nietzsche raconte dans une correpondance, pour
la première fois traduite en français, les dernières années de la vie de son
fils qui sombre peu à peu dans la folie.
Le 3 janvier 1889, à 44 ans, Friedrich Nietzsche est victime d'un effondrement
mental à Turin. Avant d'être pris en charge par son ami Franz Overbeck, il
envoie nombre de billets délirants, souvent signés " Dionysos " ou " Le
Crucifié ", au pape et à diverses têtes couronnées d'Europe. Il est alors
enfermé plusieurs mois dans un asile psychia - trique à Iéna avant que sa
mère, Franziska Nietzsche, l'accueille chez elle à Naumbourg et prenne soin de
lui jusqu'à sa propre mort en 1897. Ce livre compile les " billets de la folie
" et, pour la première fois en français, les lettres que Franziska Nietzsche
adressa à Franz Overbeck.

Celles-ci décrivent de l'intérieur les dernières années de la vie du
philosophe, qui tombe progressivement dans un état végétatif. Franziska
raconte avec simplicité et émotion son combat pour en obtenir la garde. Elle
évoque sa certitude, vite déçue, de voir son fils guérir, mais aussi les
petites joies du quotidien de " Fritz " – ses promenades, ses plaisanteries,
le plaisir qu'il éprouve à écouter de la musique ou à ce qu'on lui fasse la
lecture.

En parallèle, la renommée de Nietzsche croît. Les admirateurs en pèlerinage à
Naumbourg se succèdent, les demandes de traduction et de contrats affluent,
tandis que se profile la figure menaçante et intéressée de sa sœur, Elisabeth
Förster-Nietzsche. Franziska se voit, pour un temps, attribuer la tutelle
juridique de son œuvre même si, dévote et peu lettrée, elle avoue n'y rien
comprendre, voire la désap - prouver. Comme le précisait Stefan Zweig lors de
la parution de cet ouvrage dans sa version originale en 1937, " c'est
précisément celle qui comprenait peut-être le moins ses œuvres, la pieuse, la
recluse, l'ignorante mère, qui a – miracle de la force de l'amour – le mieux
décrit sa nature. "
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