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LA COLLECTION BIOPHILIA FÊTE SES 10 ANS

"Conçue pour mettre le vivant au cœur d'éclairages ou de rêveries transdisciplinaires, la collection Biophilia développe une ligne plurielle, ouverte aux écrivains, philosophes, zoologues, ethnologues, naturalistes, explorateurs… qui s'y rencontrent dans le buisson foisonnant des espèces dont le devenir concerne le nôtre."

18,00

Quand la bête humaine devient un mauvais sujet jusqu’à devenir sa
bête noire, Christine Van Acker observe plutôt les autres animaux.
Elle les accompagne un bout de chemin, écoute leurs voix, se glisse en
eux, essaie de les voir au plus près de ce qui les anime.
Elle emprunte ensuite les voies de la littérature pour tenter de les
soulager de la charge que nous leur avons mise sur le dos à leur insu
afin que puisse advenir un instant la présence nue de ces autres bêtes
débarrassées de nous.
Dans ces courtes chroniques, pleine d’humour et, mine de rien, très sérieusement documentées, on rencontrera des tardigrades, des limaces, des oiseaux, des cochons, ...,et quelques individus étranges.


Souvenirs d'enfance et de jeunesse

José Corti

19,50

John Muir (1838-1914), est une des figures mythiques des États-Unis où il est considéré comme le père des Parcs Nationaux et l’un des premiers hommes à avoir perçu les dangers de l’exploitation de la nature – par essence sauvage.
John, dès son enfance, est confronté aux difficultés de la pauvreté et du travail tout en étant émerveillé par les beautés de la nature. À leur valeur unique de témoignage s’ajoute une vision du monde qui n’enlève rien à la fraîcheur de ses Souvenirs.
Ses capacités intellectuelles et techniques d’inventeur lui ouvrent toutes les portes mais son choix est fait : « J’aurais pu devenir millionnaire et j’ai choisi d’être un vagabond ». Il travaille et rêve désormais à un jour où la prise de conscience collective obligera les gouvernements à protéger la nature – héritage commun de tous les êtres vivants – en nous mettant en garde dès le XIXe siècle.

Cette démarche à contre courant pouvait paraître à l’époque celle d’un illuminé ; elle se révèle de plus en plus prophétique.

Muir, c’est le héros des écologistes américains ; les Parc Nationaux, c’est lui, et sans lui, les séquoias géants de Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. Il faut lire d’abord la postface de Bertrand Fillaudeau, qui nous fait aimer follement cet Écossais élevé à la dure par un père qui maniait la Bible et le fouet. (...) Muir vit dans la nature, qu’il admire comme un don de Dieu et que les hommes défigurent et saccagent. Il n’est pas pour autant rousseauiste, il observe les animaux et voient bien qu’ils tuent en toute innocence au-delà du bien et du mal. Les Muir émigrent au Wisconsin, construisent leur cabane en rondins et bûchent comme des brutes. Mais John "fera la route", beatnik avant la lettre, toutefois sans alcool et sans femmes. Vagabond, il ne se considérera jamais comme un "écrivain", il est beaucoup plus fier de ses dons d’inventeur-bricoleur plutôt farfelu : trop pauvre pour s’offrir une montre, il fabrique une horloge en bois avec laquelle il déclenche le feu dans le poêle de l’école dont il a la charge. Lisez tous les détails.
Michel Polac, Charlie Hebdo, Les Colosses américains, 28 juillet 2004.

Voulez-vous savoir à quoi rassemblaient Chateaubriand, Walt Whitman et Henry Thoreau lorsqu’ils portaient des culottes courtes ? Lisez le livre de John Muir et vous aurez une idée de ce que ces trois esprits réunis en un seul corps d’enfant auraient pu éprouver. [...]
Dans ses souvenirs d’enfance cette épopée est contée sans forfanterie ni grandiloquence. Avec mesure, avec minutie au contraire; Le souffle de l’expérience poétique de cet homme hors du commun, dans la vie et dans la littérature, en est d’autant plus sensible.

Michéa Jacobi, CIPCM 2006

Ce livre a d'abord été publié sous le titre "Souvenirs d'enfance et de jeunesse".


L'ingéniosité animale

Heinrich, Bernd

José Corti

23,00

23,00

Brillant et provocateur, sont deux des qualificatifs fréquemment associés à Paul Shepard (1925-1996) qui, en 1996, dans Nous n’avons qu’une seule terre, composa à partir de cinq de ses livres une sorte d’introduction et de résumé de son œuvre. Son approche est profondément originale, iconoclaste, dérangeante, stimulante, drôle parfois et claire, poétique toujours, ce qui est rare en biologie.

Ses principaux sujets de réflexion sont éternels, d’où venons-nous, où allons-nous et comment ; qu’est-ce qui constitue l’essence de notre humanité ; d’où vient notre conception du paysage, des animaux, de la terre ; la nature et la culture sont-elles compatibles ?

Le début de l’agriculture, en général considérée comme l’aube de l’humanité, ne marque-t-il pas au contraire le début de la catastrophe car en nous séparant du vivant et en devenant des agriculteurs, nous avons modifié notre rapport au monde, notre rapport à la terre. Nous sommes passés de l’époque des chasseurs-cueilleurs à celle des agriculteurs puis à celle des esclaves de l’économie. Ces mutations profondes ont-elles marqué un progrès, comme on a voulu nous le faire croire depuis toujours, ou ont-elles été l’entrée dans un engrenage absurde. L’augmentation constante de la population sur une terre, aux ressources limitées par essence, devant aboutir tôt ou tard à une catastrophe généralisée. Bien avant que le thème de L’effondrement, de Jared Diamond, n’en ait convaincu plus d’un, Paul Shepard nous avait avertis, toutes les civilisations sont mortelles, nous devons chercher des solutions et arrêter de faire les autruches.

Paul Shepard, qui fut un des premiers philosophes environnementalistes, nous montre que c’est en nous-mêmes que nous trouverons la force de repenser le monde. Savoir d’où nous venons pourra nous aider à savoir où nous voulons aller.

Éditions José Corti – 11 rue de Médicis – 60 rue Monsieur le Prince – 75006 Paris –

01 43 26 63 00 – HYPERLINK "mailto:corti@noos.fr" corti@noos.fr - www.jose-corti.fr


18,00

"Bergère des collines" est le récit d'une aventure de vie. Florence Robert, qui était calligraphe dans le Gers, après s'être inscrite à une formation agricole, est devenue bergère dans les garrigues du sud de la France. Elle nous conte avec passion la découverte d'un métier à part qu'elle a choisi pour "rouvrir les garrigues embroussaillées au profit de la biodiversité, des orchidées, de l'aigle royal". Elle nous fait partager ses longues méditations sur la nature et les paysages lors du gardiennage des brebis en nature dans le vent froid ou dans la fraîcheur des nuits d'été. Nous l'accompagnons au coeur de sa bergerie où elle fait naître ses agneaux. Elle nous associe à ses interrogations d'éleveuse sur la mort des animaux.

Le récit reprend dix ans plus tard. La bergère débutante est devenue une agricultrice chevronnée. Nous revisitons avec elle, l'espace d'un printemps, les étapes décisives de toutes ces années : les premières estives, les transhumances à pied, la mort de son chien... Elle aborde, avec objectivité et sensibilité, les problèmes auxquels les éleveurs sont confrontés : de la présence des grands prédateurs au choix de consommer de la viande.