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LA COLLECTION BIOPHILIA FÊTE SES 10 ANS

"Conçue pour mettre le vivant au cœur d'éclairages ou de rêveries transdisciplinaires, la collection Biophilia développe une ligne plurielle, ouverte aux écrivains, philosophes, zoologues, ethnologues, naturalistes, explorateurs… qui s'y rencontrent dans le buisson foisonnant des espèces dont le devenir concerne le nôtre."

Vers une écologie du récit

José Corti

21,00

29,00

William Bartram (1739-1823) fut et reste l’un des premiers et l’un des plus grands naturalistes américains. Sa renommée, toujours immense aux États-Unis, il la doit à ses Voyages (1775-1778) qui demeurent l’un des livres les plus étonnants du 18 ème siècle (il fut traduit en France au moment de la Révolution).

Bartram, sans le savoir, est un précurseur, car ses Voyages constituent un témoignage de première main sur des régions encore inexplorées du Nouveau-Monde (les deux Caroline, la Georgie et la Floride du Nord). Son apport sera décisif pour certaines disciplines (géographie, histoire naturelle, anthropologie, ornithologie, botanique). Ses descriptions précises, subtiles de la nature, des paysages, des Indiens, de la flore, des animaux, du vivant en général, anticiperont une nouvelle façon de voir et de parler du monde. S’il est surtout connu en Europe pour avoir inspiré Chateaubriand et les romantiques anglais (Wordsworth et Coleridge, notamment), son œuvre aura une influence non négligeable sur les écrivains américains de la nature, Emerson, Thoreau, etc.

Bartram est aussi un visionnaire, car bien avant que les idées de Darwin aient conquis les esprits, il a l’intuition que l’observation du monde permet de l’appréhender et de donner à chaque chose sa place dans le cycle de la vie, d’où son respect des Indiens, sa condamnation de l’esclavage, son amour de la nature et sa défense des animaux.

Pour toutes ces raisons, la collection Biophilia accueille la première édition naturaliste des Voyages dans la traduction d’époque remaniée. Elle comprend en outre un cahier en couleur de ses dessins et des photos prises sur le terrain de quelques paysages typiquement bartramiens d’aujourd’hui.

Éditions José Corti – 11 rue de Médicis – 60 rue Monsieur le Prince – 75006 Paris –

01 43 26 63 00 – HYPERLINK "mailto:corti@noos.fr" corti@noos.fr - www.jose-corti.fr


19,00

Les lecteurs français connaissent avant tout Rachel Carson (1907-1964) par son livre prémonitoire Printemps silencieux (1962).

Ce qui confère aux livres de Carson cette grâce et cette qualité inimitables, c'est la fusion entre un esprit créatif, doué d'imagination et de perspicacité, et un esprit scientifique, passionné par les faits. Elle possède une aptitude particulière, celle d'associer sa connaissance scientifique à sa conscience poétique et spirituelle, qui nous permet de percevoir ainsi le vrai sens du monde. Carson a toujours cherché à s'adresser aux profanes et pas seulement aux scientifiques. Pour elle la littérature est simplement l'expression de la vérité. L'une des missions de l'écrivain est de décrire le monde qui nous entoure en le rendant accessible à un homme ordinaire.

Nous proposons ici un ensemble de textes, ceux qui nous ont paru les plus représentatifs et où l'on retrouve tout ce qui fait la force de Rachel Carson, son humanité, sa vision du monde, son engagement constant, sa rigueur, et sa façon unique de poser les questions qui importent.

C'est en prêtant attention au monde et aux merveilles qui nous entourent que nous prenons le mieux la mesure de ce que nous perdons.


21,00

Saviez-vous que les chauves-souris composent leurs propres chansons, que les souris gloussent si on les chatouille, que les éléphants perçoivent le message d’une congénère à plus de dix kilomètres de distance, que les lamantins détectent un ouragan des jours avant qu’il n’ait lieu, que les cafards résistent même à une explosion nucléaire, que les plantes utilisent un système d’alarme en cas d’agression, que le roi des intellectuels est le corbeau calédonien, qu’une anguille peut générer des décharges allant jusqu’à 600 volts, que le système d’écholocalisation du dauphin est meilleur que le plus sophistiqué des sonars, que le puffin des Anglais aura parcouru au cours de sa vie huit millions de kilomètres, qu’Alex, un perroquet gris du Gabon, est parvenu à saisir la notion abstraite de zéro et à acquérir un vocabulaire de plus de cent cinquante mots, que le moqueur polyglotte est capable de distinguer un visage humain d’un autre, que les connections du cerveau endommagé d’une salamandre se rétablissent à une vitesse étonnante ?

En synthétisant l’ensemble des découvertes scientifiques les plus récentes sur la vie, le comportement, les aptitudes de certaines espèces animales, les auteurs prouvent que, dans bien des domaines, certains animaux disposent de capacités bien supérieures aux nôtres. Les recherches en cours nous mettent ainsi au défi de reconsidérer la notion même de « nature humaine » que nous tenions pour acquise. Nous pouvons enfin établir que les animaux « savent » des choses que nous ignorons et qui nous permettront d’améliorer non seulement notre compréhension du monde mais nos propres facultés.