La librairie vous accueille du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h
27 rue Franche, 71000 Mâcon - 03 85 38 85 27 - cadran.lunaire@wanadoo.fr

The girls

The girls

Emma Cline

Quai Voltaire

  • par (Libraire)
    28 mai 2018

    Coup de coeur du Passage Culturel

    Eté 1969. Evie est une jeune adolescente discrète et complexée, qui s'ennuie un peu dans sa petite ville tranquille de Californie. Elle repère un jour une bande de filles, qui détonne avec leur look hippie et leur attitude provocante.
    Petit à petit, elle se rapproche d'elles, et en particulier de Suzanne, qui l'entraîne dans leur cercle : en marge de la société, les filles vivent en communauté, dans un ranch désaffecté, partagent tout et idolâtrent leur gourou, Russell.
    S'inspirant de la secte de Charles Manson et de ses "girls", qui ont commis des crimes atroces à la fin des années 60, Emma Cline nous offre un premier roman extrêmement maîtrisé et captivant.
    Alternant la narration entre les faits de l'époque et le point de vue d'Evie des années plus tard, elle décortique avec finesse le processus psychologique par lequel la jeune ado va se laisser happer par le clan Manson, et analyse avec beaucoup de justesse les tourments de l'adolescence et la condition féminine.


  • par (Libraire)
    10 janvier 2017

    Descente aux enfers

    Evie, quatorze ans, seule avec sa mère, porte sur le monde un regard acéré et un jugement sévère.
    Elle déteste les compromissions, l’hypocrisie qui caractérise pour elle la vie d’adulte.
    Elle rencontre une jeune femme dont la liberté la fascine et qui l’invite à fréquenter une secte dirigée par un leader charismatique. L’auteur décrit avec minutie le processus d’adhésion et de perte de repères qui caractérise la dérive et le naufrage d’une adolescente subjuguée par l’admiration qu’elle porte aux membres de la secte, jusqu’au drame final.
    Un premier roman magistral.


  • 13 octobre 2016

    adolescence, Etats-Unis

    Tout, dans ce roman, est du roman. Certes, l’action prend corps autour de la secte de Charles Manson, mais le propos de l’auteure est ailleurs. Au contraire de "California Girl" de Simon Liberati, lu précédemment.

    Le gourou est bien loin, sa pensée et son mode d’action peu présent.

    Ce qui est surtout intéressant dans ce roman, c’est l’adolescente Evie qui se retrouve fascinée par un regard différent posé sur elle par Suzanne.

    Et le constat de l’auteure sur l’éternel adolescent : même après quelques décennies, elles attendent toujours un regard posé sur elles.

    La langue est étrange. Même si je n’ai pas relevé chaque comparaison qui m’a interpellé, je suis parfois restée pantoise devant certains rapprochements.

    Je ne peux pas dire que j’ai détesté, mais je n’ai pas autant d’enthousiasme que certains lecteurs-trices. J’ai trouvé le constat de l’auteure un peu triste.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du groupe mourant littéralement de faim avant le départ pour le désert.

    alexmotamots.fr


  • par (Libraire)
    19 septembre 2016

    Californie, fin des sixties.
    Evie, adolescente proprette, aperçoit "the girls", ce groupe de filles qui suinte la liberté. Fascinée, la voilà happée par une secte, qui bientôt cédera à l'impensable.
    Des années après, comment admettre cette jeunesse à la dérive ?
    Une révélation que ce premier roman qui dit toute l'intensité du désenchantement.

    Hugo


  • 15 septembre 2016

    1969. Californie. Agée de quatorze ans, Evie vit avec sa mère depuis la séparation de ses parents. Sa mère jusqu’alors assez réservée s’ouvre sur les autres et les influences en cours. Avec sa meilleure amie Connie, Evie mal dans sa peau tue le temps comme tout autre adolescente en attendant la rentrée. Un jour, elle aperçoit un groupe de filles qui font les poubelles, volent et ensuite s’engouffrent dans un vieux car noir. Sa rencontre avec Suzanne une des filles va marquer un tournant.

    Complètement fascinée par elle, Evie la suit jusqu’au ranch où elles vivent. L’endroit n'en porte que
    le nom car la réalité est autre : vieux, délabré mais Evie elle y voit une liberté, un mode de vie excitant. Les filles sont sous la houlette de Russell une sorte de gourou qu’elle vénèrent. Un monde à part avec l’alcool, les drogues, le partage des biens où il y a même des enfants. Et très vite Evie n’a qu’une seule l’envie se faire intégrer ( "j’étais une cible enthousiaste") et délaisser son quotidien bien fade en comparaison.

    Alternant la narration d’Evie adulte des années plus tard et les faits de l’époque, l’emprise du groupe , les rapports, l’ambiance sont très bien rendus.
    Un premier roman psychologique très maitrisé et réussi car Emma Cline nous décrit comment en quelques semaines une adolescente peut basculer en décortiquant avec précision les différents processus. La tristement célèbre affaire Charles Manson a servi de toile de fond à ce roman.


  • 8 septembre 2016

    On a beaucoup parlé de ce roman avant sa sortie parce qu'Emma Cline, qui signe ici son premier roman, a touché un à-valoir très important chez son éditeur américain et les droits de ce roman ont déjà été achetés par un producteur. L'éditrice des éditions Quai Voltaire avoue que sa première offre ayant été jugée insuffisante, elle a dû enchérir pour obtenir Emma Cline chez elle. Mais me direz-vous, ce roman vaut-il tout cet argent ? Ce n'est certainement pas à moi de le dire mais c'est un premier roman réussi, à n'en pas douter, dont l'intérêt est de rendre clairement compte du processus qui mène une jeune fille ordinaire à passer dans le camp des assassins (je ne dévoile pas grand chose, à moins que vous ne connaissiez pas l'histoire de Charles Manson et de Sharon Tate, ce dont je doute tout de même). Ce n'est pas l'acte final qui importe ici, c'est tout ce qui précède et on comprend très bien comment tout ce petit monde en arrive là. Le roman est tout de même assez différent de ce que je connais de l'histoire des meurtres de Charles Manson, qui fut condamné pour des meurtres qu'il avait commandités mais pas perpétués, car Emma Cline a le bon goût d'éviter toute référence au satanisme.


  • 4 septembre 2016

    Le cauchemar de l'été 69

    Dès les premières pages, la tension est puissante, angoissante, omniprésente, car il n'y a aucun doute que l’histoire, inspirée d'une tragédie authentique, se terminera en bain de sang. Les meurtres perpétrés par la « famille » de Charles Manson durant l’été 1969 firent grand bruit dans le monde entier puisque parmi les victimes se trouvaient l’actrice Sharon Tate, femme de Roman Polanski, et le bébé qu’elle portait. Emma Cline, dont c’est le premier roman, se concentre sur l’avant, sur les semaines qui précèdent les crimes, et tente de comprendre ce qui a transformé ces jeunes filles éthérées en monstres sanguinaires. Elle décrit au quotidien cette commnauté décadente, toujours sous l’effet de la drogue et vivant dans l’amour absolu, la dévotion irraisonnée et déraisonnable de leur maître qui s’appelle ici Russell Hadrick.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    27 août 2016

    Un premier roman détonnant et réussi. Une écriture nerveuse, précise qui place le lecteur dans la tête de ses femmes enfants, de ses adeptes du gourou Charles Manson.
    Emma Cline dépasse avec brio le fait divers pour explorer les sentiments confus et destructeurs de ses adolescentes en perdition. Elle s'interroge et interroge le lecteur sur la naissance de la violence et nous plonge dans les abîmes de l'âme...
    Troublant et fascinant.


  • par (Libraire)
    26 août 2016

    Un roman fort, puissant et tendre

    Nous sommes en 1969, en Californie. Evie a quatorze ans et vit avec sa mère. Depuis la séparation de ses parents, la mère d'Evie tente de nouvelles choses comme devenir végétarienne sur un coup de tête ! Evie a pour meilleure amie Connie. Mais une dispute les sépare et rapidement Evie se retrouve fascinée par un groupe de filles des plus marginales. Et plus particulièrement l'une d'entre elles : Suzanne. Rapidement elle intègre ce nouveau groupe et se rend dans l’étrange lieu de retranchement de ses nouvelles amies. Elle y découvre Russel, personnage charismatique, qui agit tel un gourou sur ses élèves. Evie, toujours hypnotisée par Suzanne, est prête à tout pour faire partie de cette secte. Mais les choses tournent mal.

    L’histoire nous est racontée par une Evie adulte, qui analyse et prend du recul sur ses actes sans jamais les justifier.

    Emma Cline nous offre un roman fort, puissant et tendre : une belle réussite et une excellente surprise de la rentrée littéraire. Foncez.


  • par (Libraire)
    25 août 2016

    Une grande réussite

    Eté 1969, Californie. La jeune Evie, 14 ans, s’ennuie jusqu’à sa rencontre avec un groupe de filles - en particulier Suzanne dont elle tombe sous le charme - qui la présenteront à Russell (gourou inspiré de Charles Manson).
    Premier roman brillant et glaçant, "The girls" est une grande réussite.