La librairie vous accueille du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 19h
27 rue Franche, 71000 Mâcon - 03 85 38 85 27 - cadran.lunaire@wanadoo.fr
 

Le fils

Le fils

Sarah Gurcel

Albin Michel

  • 8 novembre 2014

    saga familiale, Texas

    J'ai du m'accrocher, au début de ce roman, pour rattacher les personnages à la généalogie familiale, heureusement présente en début de livre.

    Chaque personnage raconte sa vie et sa place dans la saga familiale, de l'arrière-grand-père enlevé par les Comanches à la petite fille Working girl des années 60 dans un mon de d'hommes.

    Si j'ai eu un peu de mal au début de ma lecture, je dois avouer que j'ai réussi à me laisser emporter par chaque histoire, par chaque personnage haut en couleur.

    L'auteur nous donne à voir un pays en construction dominé par la gachette ou le scalp ; un pays dans lequel l'amour a peu de place au regard de l'histoire familiale ; un pays dans lequel c'est encore l'homme qui prend le pas sur la femme.

    Est-ce que j'ai aimé cette Amérique violente : non. J'ai survolé certains passages de descriptions de batailles Comanches, pas forcément passionnée par le sujet.

    Mais j'ai appris que les peuples Indiens, pour éviter la cosanguinité faisaient de certains de leurs captifs des membres de leur tribu. Que certains "raids" de ces dites tribus pouvaient se produire à des centaines de kilomètres du village. Mais aussi comment et pourquoi l'elevage intensif de bétail s'est développé au Texas, et ne rapporte malheureusement plus rien ; que la survie d'une compagnie pétrolière se joue sur des coups de chance.

    Ce roman questionne aussi sur la filiation et les attentes de chaque membre de la famille.

    Un des roman passionnant de cette rentrée littéraire.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la tradition Comanche dans laquelle se sont les femmes qui, la nuit, vont dans les tipis des hommes qu'elles ont choisi.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2014/10/29/30844190.html


  • par (Libraire)
    7 octobre 2014

    Trois générations de la famille Mc Cullough se livrent dans ce grand roman américain.‎
    A un moment cle de leur vie, Eli dit "le colonel", Peter, le fils et la petite fille de Peter nous ‎racontent leur histoire au Texas à partir de 1850. Un grand roman américain qui nous emporte du ‎début jusqu'à la fin et nous fait voyager à travers les grands espaces américains.‎

    Isabelle B.


  • 26 septembre 2014

    Coup de coeur de Frédérique

    A travers trois voix, celle du « colonel », Peter, son fils, et Jeanne sa petite-fille, P. Meyer nous raconte l’histoire du Texas, USA. En trois générations, nous allons faire la conquête de l’Ouest contre les Indiens, la révolution mexicaine et la naissance des ranchs donc des Rangers (pas très tolérants) et enfin l’émergence jusqu’au 11 septembre, du pouvoir du pétrole.

    Trois personnages complexes, au destin exceptionnel, aux convictions très différentes.

    P. Meyer nous livre un roman passionnant, foisonnant, onirique, bouillonnant de détails (le dépeçage du bison est à lui seul un grand moment) et le tout d’un style parfois désabusé et d’un humour grinçant qui donne à ce texte sa puissance.

    Si vous aimez les sagas, les grands espaces, l’histoire, ce livre est pour vous.

    Frédérique


  • par (Libraire)
    16 septembre 2014

    a saga d'une famille Texane

    De 1850 à nos jours, la saga d'une famille Texane, les McCullough, racontée simultanément par trois représentants clés de cette dynastie :
    - Eli le fondateur
    - Peter, le fils d'Eli
    - Jeanne-Anne la petite-fille de Peter
    Eli, enlevé par les Commanches à l'âge de onze ans et élevé à l'indienne trois années durant, en verra sa vie bouleversée.
    Revenu chez les siens, il devient éleveur, puis "colonel" durant la guerre de sécession. C'est lui qui, ne reculant devant rien, posera les bases de l'empire McCullough.
    Peter, son fils, écrasé par l'ombre du père, fera les frais de la Révolution mexicaine qui le poussera à prendre des décisions qui bouleverseront sa vie et celle de ses proches.
    Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, ayant hérité de son grand-père l'ambition et le sens des affaires, transformera le ranch ancestral en exploitation pétrolière, faisant ainsi entrer la dynastie McCullough dans le XXeme siècle.
    Ce roman foisonnant ou s'entremêle ambition, cruauté, crimes et amours rédempteurs se lit d'une traite.
    Un très grand roman dans la tradition américaine.


  • 7 septembre 2014

    Une réussite

    Si vous aimez les épopées et les grands espaces, si vous avez aimé le dernier roman de Joseph Boyden, il y a de fortes chances pour que ce roman soit pour vous. Je suis tout de suite entrée dans l'histoire d'Eli, il m'a fallu un peu plus de temps pour entrer dans celle de Jeanne-Anne (mais pas tant que ça) et surtout, c'est la partie raconté par Peter qui m'a posé problème au début car je ne parvenais pas à la situer dans l'histoire des Etats-Unis, les années 1910 ne me disant pas grand chose. Mais après quelques recherches, tout s'est mis en ordre dans ma tête et c'était parti pour une longue chevauchée dans le Far West. J'ai aimé les différentes formes de narration, première personne, journal intime et troisième personne et j'ai vraiment adoré la partie racontée par Eli et notamment sa vie chez les Comanches.

    Il faut tout de même avoir le coeur bien accroché car on y découpe du bison, on scalpe les vivants, on torture les captifs et on viole mais il y a aussi beaucoup d'humanité et de l'humour, notamment sur les noms indiens. La place de la femme de la société indienne est aussi très intéressante, tout comme leur relation à la sexualité. On y découvre un monde où chacun vole le bien de l'autre et où les chevaux et le bétail sont à disposition de tous, dans la nature. Il suffit alors de se servir. J'ai un peu moins aimé le journal intime de Peter parce que son histoire d'amour ne m'a pas touchée (j'ai par contre beaucoup aimé connaître cette période de l'histoire du Texas) et je trouve que la fin est un peu longuette. C'est tout de même un roman hautement recommandable (et quelle belle couverture, très représentative du contenu). Je lirai bien le premier roman de l'auteur maintenant.


  • 7 septembre 2014

    un souffle puissant...

    Le roman de Philipp Meyer allie un arrière-plan historique foisonnant et une saga familiale passionnante ! Il nous décrit l'émergence de l'état du Texas et intimement lié à celui-ci, il dépeint les générations successives des McCullough.
    Au début, la narration choisie peut dérouter le lecteur. L'auteur ne respecte pas la chronologie mais choisit dans l'arbre généalogique trois personnages clés : Eli né en 1836, son fils Peter et Jeanne Anne, son arrière-petite fille. D'un chapitre à l'autre, nous changeons de personnages et d'époque : nous passons de Eli, enlevé par Les Comanches à douze ans et élevé comme l'un des leurs à Jeanne Anne qui gère l'empire pétrolier qu'elle a contribué à créer. Ce télescopage permanent engendre un effet d'attente intéressant, le plaisir de retrouver après un ou deux chapitres Eli au camp indien ou Peter et ses réticences à s'imposer par la force.


    Force, puissance, pouvoir,violence, tous ces mots caractérisent la naissance du Texas fait d'une suite d'expropriations : les Indiens sont chassés par les Mexicains, à leur tour chassés par les "Anglos"...
    L'auteur s'attache à montrer la logique qui gouverne la vie de chacun des héros, il nous les montre dans toute leur complexité, sans les juger, laissant le lecteur se faire son opinion.
    Cette fresque historique est portée par un souffle puissant qui nous transporte au Texas et nous dépayse complètement.


  • par (Libraire)
    29 août 2014

    le fils

    Nous savions déjà que la vie de péquenots texans enrichis dans le bétail et le pétrole pouvait être captivante.
    Dans "le Fils " , Philipp Meyer le démontre de nouveau à travers trois portraits d'une grande famille , les Mc Cullough .
    Histoire exotique et lointaine , vaste et glorieuse comme le fier Texas. L' aïeul, Eli, captif des Indiens dans sa jeunesse, traverse le siècle avec une fougue et une autorité sans pareille. Sa réussite s'établira sans l'ombre d'un scrupule, l'esquisse d'un doute , l'idée d'un seul remords.
    Jeannie, sa descendante, suivra son exemple, surpassant son maître. Le pétrole construira son immense fortune et signera son extrême solitude hors du business.
    Entre les deux , Peter aura l'élégance du doute. L'amour, la vergogne , la sensibilité auront alors le goût de la trahison.
    Par le personnage de Peter, Philipp Meyer illustre que la grandeur d'une destinée se mesure de ce que l'on refuse, plus que de ce que l'on obtient.


  • par (Libraire)
    26 août 2014

    Une réussite absolue !

    Pour les fans de littérature américaine, Le fils est l’épopée d’une famille texane sur trois générations, racontée par le Colonel, fondateur de la tribu, son fils et sa petite fille. Trois destins dans l’Amérique sauvage, conquérante et mythique. Grand roman d’aventure sombre et magnifique, Le fils est une réussite absolue !


  • par (Libraire)
    24 août 2014

    Grandiose !

    Roman ambitieux, de longue haleine qui maintient le lecteur subjugué et pantois devant tant de densité et de maîtrise. Une histoire de l'état du Texas sur quatre générations narrée non chronologiquement ni linéairement qui force l'admiration. A travers trois narrateurs principaux, issus de la même lignée familiale se dessine la constitution d'un empire dans le sang et dans la violence, imprégnée de pâturages verts et d'or noir. La suprématie des Blancs s'impose au fil des générations dans les conquêtes, dans la douleur, dans une soif inassouvie d'accumulation des richesses et de l'argent. Derrière cette histoire fabuleuse et tragique du Texas se dévoile l'histoire des Etats-Unis, sanglante et fracturée. C'est grandiose !


  • par (Libraire)
    31 juillet 2014

    Avec Le Fils, Philipp Meyer signe un grand roman américain dont la lecture nous fait ressentir la puissance des grands espaces du Texas et nous livre un récit sous forme de témoignages et de souvenirs, dans lequel le lecteur se retrouve immanquablement happé.

    Des premiers colons blancs qui peinent à s'installer lors de la Conquête de l'Ouest, aux États-Unis d'aujourd'hui, en passant par les révoltes mexicaines, la Guerre de Sécession et l'exploitation pétrolière, vous suivrez les enchainements de l'Histoire à travers la saga familiale des McCullough.
    L'auteur alterne les récits d'Eli, dit "Le Colonel", élevé par les Comanches, de son fils, Peter, qui tente d'intégrer une once d'humanité au sein de ces terres isolées, et enfin, de sa petite-fille Jeanne-Anne, féministe au cœur des années 1900.

    Un livre fort, véritable page-turner, qui explore avec finesse le rêve américain grâce à l'analyse des différents points de vue de ses protagonistes.


  • par (Libraire)
    23 juillet 2014

    Le grand roman de l’Amérique de l’Ouest

    Grande fresque de l’Amérique de l’Ouest de 1849 aux années 2000, ce roman donne la parole à trois générations d’une famille texane. De l’enlèvement de l’arrière-grand-père (dit « le Colonel ») par les Comanches en 1849 aux attentats du 11 Septembre, nous suivons le destin de cette famille, de cette Amérique, bien éloignée et moins connue que la celle de la côte Est. Tour à tour « le Colonel », son fils et sa petite-fille donnent leur version de l’histoire du Texas : les luttes avec le Mexique et les tribus indiennes montrent la violence intrinsèque de l’Amérique colonisatrice, l’engagement des Confédérés son attachement viscéral aux valeurs sudistes, l’arrivée du pétrole, enfin, qui replace cet état au premier plan économique.


    Un style puissant, des personnages hauts en couleur et une construction narrative irréprochable : vous ne lâcherez pas ce roman !