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Portnoy et son complexe

Philip Roth

Folio

  • 27 août 2020

    adolescence

    Je poursuis mon exploration de l’œuvre de Philip Roth, pas forcément dans l’ordre d’écriture.

    Je découvre donc Alexandre Portnoy sur le divan de son psychanalyste, lui racontant ses mésaventures d’enfant élevé par une mère juive et un père absent dans une banlieue de Newark.

    Son adolescence ne fut pas facile non plus, obsédé par son phallus qu’il astiquait à toutes les sauces.

    Malheureusement, ce besoin ne le quittera plus, malgré une carrière brillante au sein de l’administration de New-York.

    J’ai aimé retrouver certains thèmes déjà abordés par l’auteur dans d’autres romans : le communisme, le partie Bund imaginaire, la peur de la polio et de son poumon d’acier.

    Certains passages m’ont fait sourire, et l’auteur a réussi ce tour de force de ne pas rendre les scènes de sexe, torrides et nombreuses, lassantes.

    Un personnage que je n’oublierai pas de sitôt, tant j’ai pu poursuivre ma propre psychanalyse à travers lui…

    Quelques citations :

    Docteur Spielvogel, voici mon existence, mon unique existence, et je la vis au milieu d’une farce juive !

    Mais où avons-nous tous pris cette idée ridicule et absurde que je suis si puissant, si précieux, si nécessaire à la survie de tout un chacun !

    Parce qu’être mauvais, maman, c’est là le vrai combat : être mauvais et s’en délecter !

    Mon Dieu ! Le langage est une forme de communication ! La conversation n’est pas qu’un simple échange de feux croisés où l’on canarde (…) les mots ne sont pas seulement des bombes et des balles – non, ce sont des petits cadeaux, chargés de signification !

    L’image que je retiendrai :

    Celle des jeunes filles dont tombe amoureux Portnoy et qui ressemblent toutes à des courges, rousses comme sa mère.

    https://alexmotamots.fr/portnoy-et-son-complexe-philip-roth/


  • 26 septembre 2012

    Dans un long monologue adressé à son psychanalyste, Alexander Portnoy décrit son combat contre lui-même et ses pulsions afin de correspondre à l'image idéale du parfait fils juif tel que le rêve ses parents. Il sait bien que pour leur complaire il lui suffirait d'épouser une gentille fille juive et de lui faire de beaux enfants. Mais est-ce si simple quand on ne pense qu'au sexe et de préférence au sexe avec des femmes goy blondes et pulpeuses?!

    La famille juive à la limite du racisme envers les goys, la mère hyper protectrice qui ne recule devant aucune extrémité pour le bien de son fils, le père à peine moins excessif et le fils qui ne pense, ne respire, ne vit que pour le bout de peau qu'il a entre les jambes, tout cela fait sourire, rire même parfois mais on finit par se lasser. Il faudrait pouvoir faire abstraction du sexe et ne retenir que l'amour, la tendresse, l'humour, les réflexions sur la famille, la religion, la culpabilité... Mais c'est bien difficile quand chaque page raconte soit une masturbation, soit un rapport sexuel. Au fil des pages, je me suis ennuyée et j'ai accéléré ma lecture pour en finir au plus vite avec Alex Portnoy et son "schlong".