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Pietra viva

Pietra viva

Léonor de Récondo, Sabine Wespieser

Sabine Wespieser Éditeur

  • par (Libraire)
    10 avril 2014

    C'est une sensation de luminosité pure qui nous vient à la lecture de cet ouvrage où Léonarda de Recondo nous offre une vision du sculpteur Michel-Ange au tournant de sa vie. Un moment de paix et d'émotions.


  • par (Libraire)
    22 novembre 2013

    Une très belle écriture au service d'une réflexion sur l'art, le deuil, et les rapports à autrui, à travers le personnage de Michel-Ange, cherchant les plus beaux marbres en vue de l'élaboration du tombeau du pape Jules II.


  • Une belle découverte

    Pietra Viva, c’est la bonne surprise de la rentrée littéraire. Pour être tout à fait honnête, j’étais curieuse de le découvrir, mais je n’étais pas sûre de l’apprécier. Et au final… je l’ai dévoré ! On y suit Michelangelo, le célèbre sculpteur, qui fuit la douleur en se plongeant dans le travail.
    Andrea, un jeune moine incarnant la perfection aux yeux du sculpteur, meurt brutalement. Il y était très attaché, bien qu’ils n’aient échangé que quelques paroles. Ce décès provoque en Michelangelo un chagrin immense et un sentiment d’abandon. Cela le fait réfléchir et fait ressortir les profondes blessures qu’il avait ressenties lors de la mort de sa propre mère, alors qu’il n’avait que 6 ans. Il avait réussi à atténuer la douleur en oubliant.

    Mais la mort d’Andrea et la compagnie de Michele ravivent les souvenirs du sculpteur. Peu à peu tout lui revient concernant sa mère: l’odeur de ses cheveux, le son de sa voix… J’ai tout bonnement été captivé par l’introspection de Michelangelo. Il s’interroge, doute, fuit ses souvenirs, et en même temps les cherche…

    C’est un homme solitaire, mais il se lie d’amitié avec Cavallino, le fou du village. Et je le comprends, car Cavallino est sans conteste mon personnage préféré. La société le considère comme fou car il se prend pour un cheval et qu’il voit ses congénères comme des animaux : les carriers sont des loups, Michelangelo est un chien… Ses interventions sont toujours pleines de sens, même si sa façon de voir les choses ne rentre pas dans la norme. Michelangelo n’aime pas non plus les enfants, et pourtant il finit par se rapprocher de Michele un petit garçon de 6 ans, qui vient tout juste de perdre sa mère. Il se reconnait en ce petit bout, même si au début il ne veut pas l’admettre et cherche à l’éloigner de lui.

    On discerne donc l’homme qui se cache derrière la figure célèbre. Sa sensibilité, ses sentiments… C’est la plus grande partie du roman, le thème principal. Mais on côtoie aussi le sculpteur. On suit Michelangelo dans les carrières, on le voit faire des choix, observer les blocs de marbre, en extraire mentalement des sculptures… On découvre donc les deux facettes de l’homme, et j’ai trouvé cela très intéressant et très bien développé.

    En conclusion, Pietra Viva est une excellente surprise. J’ai été captivée par le récit que nous fait Léonor de Récondo. L’auteur a une très belle plume, les mots coulent tout seul, les pages défilent et avant que l’on s’en rende compte… on a terminé le roman !


  • 18 septembre 2013

    L'Italie... la Renaissance... Florence.... je partais avec beaucoup d'a priori positifs sur ce roman, et je n'ai pas été déçue! Nous suivons Michelangelo Buonarroti, dit Michel-Ange de Rome à Carrare, à la recherche des blocs de marbre qui vont lui permettre de sculpter le tombeau du pape Jules II, mais surtout sur les traces de son propre passé et de sa mère disparue lorsqu'il était enfant.
    Des rencontres, avec un enfant, avec un "fou" qui va lui ouvrir les yeux, la nature qui fait ressurgir des souvenirs, olfactifs, de couleurs... nous assistons au "réveil" de l'homme et ces petites touches font jaillir de nombreuses images. La Toscane, le marbre blanc sur la montagne verte, les couleurs du lever et du soleil couchant, c'est un joli voyage qui nous est offert en prime.

    Entre vers de Petrarque et évangiles, entre évocation de plusieurs oeuvres de l'artiste et travail des tailleurs de pierre extrayant le marbre des carrières, nous plongeons dans la Renaissance mais surtout dans l'âme de l'artiste. Ses interrogations sur lui-même, son enfance, ses souvenirs enfouis, la communication difficile avec son entourage, sur le sens de l'art même, sur le sens de la sculpture, est-ce la pierre qui se fait chair, ou la chair qui se fait pierre? sur ses rapports aux autres, sur le monde qui l'entoure... Amour, poésie et art, une belle partition littéraire!
    Et qui donne envie en prime de repartir à Florence ou à Rome revoir d'un œil nouveau les œuvres de l'artiste!


  • 4 septembre 2013

    Pietra Viva dessine un bref petit croquis de la vie riche et tumultueuse du plus grand sculpteur de la Renaissance : Michel Ange. Mais au lieu de nous peindre un portrait de l'artiste, seul, à l'écart dans son atelier, ciseaux et marteau en main, se débattant dans la poussière et la sueur pour donner vie à l'une de ses statues; l'auteur nous propose une fresque plus étendue, moins développée par les historiens et autres biographes et donc d'une fraicheur incontestable.

    Car s'il est vrai que l'on retrouve Michel Ange face au marbre, Léonor De Recondo choisit de le faire évoluer au coeur même de la pierre : à Carrare, la carrière où sont extraits les plus beaux blocs de marbre d'Italie, tant prisés par les rois et papes pour glorifier leur image.
    Par petites touches, on voit la vie solitaire de Michel Ange bousculée. Lui, habitué aux regards vides et à l'immobilité de ses oeuvres d'art est soudain contraint de sculpter des merveilles plus subtiles et délicates que des colosses de pierre : des liens.

    Tout d'abord avec des habitants de la carrière, un contremaître, un fou se prenant pour un cheval ou encore un enfant. Puis avec ses propres désirs, pour finir par des souvenirs trop longtemps enfouis. Car dans ce village où tout est rude, de la vie au caractère des gens, jusqu'à leur environnement cloisonné de marbre, ruissèle la parole des sages et la voix du pardon.

    Tout au long du récit, filtre, à travers cet univers de pierres, l'eau pure des émotions. Eau qui finira par creuser l'âme de l'artiste, pour en faire jaillir toute sa poésie.


  • 2 septembre 2013

    Un petit garçon jette quelques brins d’herbe et de trèfles dans une boîte, tourne la clé, jette la clé au fond du puits, enterre la boîte au pied d’un arbre. Il a 6 ans, il s’appelle Michelangelo Buonarotti et il vient d’enterrer sa mémoire, pour oublier à tout jamais le souvenir de celle qui l’a abandonné, sa mère qui vient de mourir.
    En 1505, Michel Angelo 30 ans. C’est un sculpteur reconnu et admiré mais une nouvelle mort vient bouleversé son cœur, celle d’Andrea, un jeune moine d’une beauté proche du divin. Anéanti, le sculpteur fuit Rome pour Carrare où il doit choisir le marbre pour le tombeau que lui a commandé le pape Jules II. Là-bas, dans la campagne toscane, entouré des carriers et des tailleurs de pierre, Michelangelo se ressource et se transforme au contact de Michele, un enfant qui vient de perdre sa mère.

    Un texte très poétique qui raconte un épisode de la vie de Michel-Ange qui, pour l’anecdote, se situe juste avant le voyage à Constantinople évoqué par Mathias Enard dans Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. Mais au-delà de la vérité historique, Léonor de RECONDO creuse plutôt du côté du génie de l’artiste, comment l’apprivoiser, comment le concilier avec le quotidien bassement matériel. Michel-Ange apparaît comme un homme tourmenté, irascible, égoïste, un écorché vif qui ne trouve la sérénité que dans son travail.
    Belle réflexion sur le deuil, le désir, l’amour, l’art et l’inévitable solitude de l‘artiste, "Pietra viva" est un petit bijou d’élégance et d’émotion, écrit comme on sculpte, par petites touches délicates et précises.


  • par (Libraire)
    29 août 2013

    Beau comme du marbre !

    Ce très beau texte, infiniment élégant et juste montre un Michel Ange tourmenté, orgueilleux, vaniteux, assuré de son génie et terriblement vivant. Entre spiritualité et poésie, "Pietra Viva" rend un très bel hommage au monde de l'artisanat et aux tailleurs de pierre en particulier, tout en s'interrogeant sur la création artistique. Beau comme du marbre !


  • par (Libraire)
    27 août 2013

    1505, Michel Angelo fuit Rome pour mener à bien une mission que lui a ordonné le Pape Jules II, la construction magistrale et monumental de son futur tombeau. A Carrare il choisira les meilleurs blocs de marbre...
    Par cette superbe évocation de la beauté, par l'amour de la "pietra Viva", par l'expression de son talent, nous découvrons Michel Ange, un artiste à l'imagination puissante, un être à la fois génial, orgueilleux, misérable, coléreux, sous la plume poétique et irrésistible de Léonor de Recondo !
    Christine


  • par (Libraire)
    22 août 2013

    Eblouissant !

    Michel-Ange a trente ans. Afin de choisir le marbre du tombeau que le
    Pape Jules II vient de lui commander, il se rend à Carrare, dans ces
    carrières qu'il connaît déjà pour y avoir pris le bloc de sa Pièta de
    Rome. Drapé dans la majesté de son génie, c'est un Michel-Ange
    arrogant, souvent cruel, imperméable au monde, aux émotions et à ses
    propres souvenirs, qui se mêle aux carriers toscans. Pourtant, en
    partageant l'intimité des artisans de la pierre, en croisant le chemin
    de deux figures quasi mythologiques, Cavallino, un fou qui se prend
    pour un cheval, et Michele, un jeune garçon dont la mère vient de
    mourir, Michel-Ange fend l'armure. Bouleversé par ces rencontres, il
    s'ouvre aux autres et à lui-même.

    La jeune violoniste baroque Léonor de Récondo nous convie à passer six
    mois dans la tête d'un génie créateur, à le suivre sur le chemin
    initiatique qu'il parcourt chaque jour vers la "pietra viva", la
    pierre vivante. A ses côtés j'ai respiré la poussière de marbre,
    cherché les veines dans les blocs, été éblouie par la blancheur des
    montagnes dépecées. Ciselé de main de maître, tout à la fois charnel
    et mystique, "Pietra viva" est un roman remarquable.


  • par (Libraire)
    17 août 2013

    Intense, somptueux, inoubliable

    Roman d'une intense beauté consacré à la création parsemées de mélancolie. En 1505, la réputation de Michelangelo est déjà établie. Il part à Carrare choisir les marbres du futur tombeau du pape Jules II. Bouleversé par la mort d'un jeune moine d'une beauté rare et fascinante, il entame un long voyage introspectif au fil de ses journées acharnées au travail., côtoyant la rudesse des carriers et des villageois. Envahi de mélancolie, porté par la création et son génie de sculpteur, il s'abandonne à une plus douce humanité.
    Une sompteuse immersion, tout en discrétion, à l'intérieur des pensées et des émotions contenues de l'artiste, réfléchies par une prose poétique inoubliable. Le lecteur est subjugué.