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Le cri de la cigogne, Roman

Jean-Charles Chapuzet

Robert Laffont

  • 1 décembre 2021

    Vibrante narratrice de ce roman confondant, Eva, jeune hongroise de 13 ans, raconte comment une banale sortie dominicale s’est transformée en horreur absolue, a tué son père, brisé sa mère et marqué à jamais sa vie et celle de son frère. Alternativement, elle déroule le fil de cette journée honnie dont on ne peut dévoiler la teneur, révélation finale oblige, et celui de sa vie d’après. La natation, son appartenance à un groupe néo-nazi et l’amour de son grand-père, acteur de la révolution de 1956 et fervent soutien d’Orban en 1988, constituent ses seuls refuges. Tiré d’un fait divers glaçant qui secoua la Hongrie en 2006, Le Cri de la cigogne, parfaitement maîtrisé, tant dans sa construction que dans son intrigue, dresse le portrait saisissant d’un pays qui dérive incontestablement vers le nationalisme et livre un roman puissant tout en nuances, où les gentils et les méchants se confondent souvent, aveuglés par la peur, la haine et l’incompréhension.


  • 1 novembre 2021

    Hongrie

    Le drame se dessinent peu à peu, à rebours, au gré des chapitres qui alternent entre Eva de nos jours, son adolescence et le jour tragique.

    Les passages sur la natation ne m’ont pas passionnée, mais c’est cet engouement pour ce sport qui permet à Eva de ne pas se noyer, même si elle fait un passage de quelques années chez les skinhead.

    Son grand-père est toujours près d’elle, ne la jugeant jamais.

    Cela aurait pu être pour moi une lecture passionnante si le style de l’auteur ne m’avait laissé en dehors du récit. Je n’ai rien ressenti pour ses personnages et je n’ai continué ma lecture que pour connaître ce qu’il s’était passé cette fameuse journée.

    J’ai découvert l’homme d’état hongrois Lajos Kossuth, grande figure de l’indépendance de la Hongrie, et le traité de Trianon qui fut une plaie dans l’histoire de ce pays.

    Une citation :

    Orban, Poutine, même combat : ce sont des suppositoires, si tu ne les éjectes pas dès le départ, après c’est trop tard, tu les as dans le cul ad vitam aeternam. (p.232)

    L’image que je retiendrai :

    Celle de l’obsession des hongrois pour les tsiganes.


  • 13 septembre 2021

    « syndrome d’Olaszhalom »

    Le roman se situe entre le 16 octobre 2006 et aujourd’hui.
    Eva raconte le drame vécu à l’âge de 12 ans lorsque son père évite une jeune tzigane traversant devant sa voiture…..

    J.C. Chapuzet répertorie les répercussions d’un malentendu sur les affrontements entre communautés tziganes et extrémistes ; sur Olaszhalom, village de Hongrie marqué au fer blanc par le drame, mais aussi sur une fratrie victime dont Laci jeune ornithologue s’apaise et se répare auprès des cigognes et Eva demeurant contrariée et en colère.

    Récit noir sur les guerres civiles en Hongrie, qui abuse de l’alternance des périodes pour faire languir le lecteur sur la réalité des faits.