La librairie vous accueille du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 19h
27 rue Franche, 71000 Mâcon - 03 85 38 85 27 - cadran.lunaire@wanadoo.fr
 

La délicatesse

David Foenkinos

Gallimard

  • 23 novembre 2010

    Roman tout en légèreté et en ... délicatesse.
    C'est l'histoire de Nathalie qui, après sept ans d'un bonheur sans nuages, se retrouve brutalement veuve. Elle va se laisser séduire par un collègue de travail, Markus, jeune suédois plutôt discret et mal dans sa peau.
    On est touché par la naïveté des personnages qui sont pourtant ,à un certain moment, capables d'un coup d'éclat.
    Lecture fluide plutôt rafraîchissante entrecoupée de notes surprenantes de l'auteur telles que la liste des ingrédients de la recette du risotto aux asperges, de tuiles au parmesan ... ou les paroles de la chanson d'Alain Souchon " L' amour en fuite "


  • par
    23 août 2010

    Un véritable coup de coeur ! Je me suis prise une véritable claque, pas tant pour l’histoire en elle-même, qui reste somme toute assez banale, mais plus pour les personnages et le style de l’auteur.

    L’histoire, comme je l’ai dis plus haut, est relativement simple : c’est l’histoire d’ une femme qui perd son mari, et qui ‘réapprend à aimer’ grâce à un autre homme qui est arrivé dans sa vie au bon moment.

    Pourtant ce n’est pas l’histoire qui m’a vraiment plu dans ce roman. Cette ‘tranche de vie’ est avant tout intéressante de part les personnages qui la composent : Nathalie, la veuve, et Markus le Suédois. Et dans une autre mesure François, le mari, et Charles, le patron de Nathalie. Ces personnages sont riches d’expériences, nous connaissons leurs habitudes, ce qu’ils aiment faire, leurs goûts… Pleins de micro-détails qui nous font dire qu’ils existent, qu’ils sont réels. Nous connaissons aussi leur pensées, et celles-ci font ‘réelles’ tant elles dépeignent avec justesse les réflexions, les hésitations, les incohérences que nous connaissons tous. Les personnages sont vivants, et l’on se laisse prendre au jeux, imaginant une Nathalie dans telle femme que nous croisons le matin à la Boulangerie, et Markus dans les traits d’un collègue de travail très discret.

    Mais plus encore c’est la façon dont David FOENKINOS à construit et écrit son roman qui me fait dire que cette lecture fut un coup de coeur. Le style est simple, clair, limpide et beau, à l’image de l’histoire de Nathalie. Tout est écrit avec finesse. Avec de l’humour aussi, lorsque l’auteur s’autorise à des commentaires (en notes de bas-de-pages) sur ce qu’il est en train de raconter, nous donnant son avis sur telle ou telle chose. Mais ce que j’ai réellement aimé c’est la multiplication des chapitres, tous très courts. Certains avaient une forme classique, où le narrateur raconte son histoire, mais d’autres étaient vraiment originaux et dynamisaient le récit : entre deux chapitres ‘classiques’ l’auteur s’amuse à nous glisser la recette du risotto aux asperges, nous mets des paroles de chansons, nous précise le plat choisi par Nathalie au restaurant, ou le film qu’elle est allée voir au cinéma… le tout permettant d’ancrer encore plus dans le réel la tranche de vie de Nathalie.

    Cette lecture coup de coeur me donne envie de me plonger dans la lecture des autres Romans de David FOENKINOS, en espérant qu’ils soient tous aussi plaisant et divertissant qu’a pu l’être La Délicatesse.


  • 29 avril 2010

    En état de grâce pour un temps éphémère .

    Ce livre commence en état de grâce ….on se dit waouh…j’ai une pépite entre les mains ….le rythme et le texte sont sautillants , les idées neuves même si la rencontre entre un homme et une femme peut paraître banal.
    Grâce au texte brillant de Foenkinos , cette rencontre suscite un vif intérêt ..et puis patatras ..David Foenkinos prend une toute autre direction ..on pourrait se dire « pourquoi pas ? » mais malheureusement par la suite l’histoire n’est plus à la hauteur des débuts voltigeants du livre .

    Les personnages et les situations me laissent perplexe et surtout je suis déçue par la direction de l’histoire , un peu tarabiscotée . Un bon point toutefois pour les notes d’humour , au propre comme au figuré , pour certains passages très bien écrits (voir ci dessous )et pour les 30 premières pages que j’ai adorées.

    Extraits du livre :

    « une de ses amies lui avait dit : «personne ne t’arrête jamais , car tu as l’allure d’une femme poursuivie par le temps qui passe."

    "Ils étaient seuls dans le tourbillon des mélodies et des valses.Il faut tourner le plus longtemps possible dissait-til , tourner à ne plus savoir où aller. Elle ne psait plus à rien . la vie était pour la première fois vécue dans sa densité unique et totalitaire : celle du présent ."

    "Alors , pourquoi éprouvait-il un si fort besoin de faire marche arrière ? Il fallait surement y voir quelque chose de simple, et que l’on peut définir ainsi : la peur du bonheur.
    On dit que l’on voit les plus beaux moments de sa vie défiler avant de mourir . Il paraît aussi plausible que l’on puisse voir les ravages et ratages du passé défiler au moment où le bonheur est là , devant nous, avec un sourire presque inquiétant ."

    "Il avait envie de partir vers une destination inconnue . Rien n’était tragique. Il savait qu’il existait des navettes entre l’île de la souffrance , celle de l’oubli , et celle , plus lointaine encore , de l’espoir."

    "Il en avait marre de la Suède et des Suédois. De leur habitude stressante de toujours tenter d’être calmes. De ne jamais crier au téléphone. Cette façon d’être zen, et de proposer aux employés des massages. Tout ce bien-être commençait à lui taper sur les nerfs. L’hystérie "


  • 22 janvier 2010

    Un peu de légèreté. Ecriture qui a du charme et qui laisse une musique dans la tête après la lecture.