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	<title>Librairie Le Cadran Lunaire à Mâcon</title>
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		<title>Rencontre avec Elise Galpérine et Denis Grozdanovitch</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 09:44:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les rencontres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cadran-lunaire.fr/?p=1874</guid>
		<description><![CDATA[Elise GALPERINE est professeur de droit à Paris, La folie Giovanna est son deuxième roman. Bibliographie: Le murmure des tissus  éditions Nicolas Chaudun 2010 La Folie Giovanna éditions Nicolas Chaudun 2012 Presse : La folie Giovanna : l’élégance de l’écriture &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/rencontres/rencontre-avec-elise-galperine-et-denis-grozdanovitch/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/elise.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1875" title="elise" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/elise.jpg" alt="" width="221" height="228" /></a></p>
<p>Elise GALPERINE est professeur de droit à Paris, <em>La folie Giovanna</em> est son deuxième roman.</p>
<p>Bibliographie:</p>
<ul>
<li>Le murmure des tissus  éditions Nicolas Chaudun 2010</li>
<li>La Folie Giovanna éditions Nicolas Chaudun 2012</li>
</ul>
<p>Presse :</p>
<div id="header-blog">
<div id="bando"><a title="Les 8 Plumes" href="http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/" rel="home"><img src="http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/files/2011/09/8plumes-header.jpg" alt="" width="610" border="0" /></a></div>
</div>
<div id="entry-4143">
<div>
<h1 id="page-title">La folie Giovanna : l’élégance de l’écriture</h1>
<div>
<div>LE <abbr title="  ">15 FÉVRIER 2012 6H20 </abbr>|</div>
<div> PAR LES-8-PLUMES</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p>folie Giovanna, Élise Galpérine, Ed. Nicolas Chaudun, 2012</p>
<p>&laquo;&nbsp;De la fin du XIXème jusqu’à l’entre deux guerres, ce roman retrace la vie de deux soeurs, Giovanna et Louise, la narratrice, jeunes filles de bonne famille qui évoluent dans la belle société de cette ville du Vercors. Belles situations des parents, beaux mariages et belles situations des maris. Mais, même dans ce monde protégé, le malheur peut survenir. Sournois, il frappe là où il est sûr de faire le plus mal, dans l’innocence même d’un enfant. Dès lors, la famille se soude, mais se fragilise en même temps.</p>
<p>Une fois n’est pas coutume, je vais m’arrêter d’abord sur le livre-objet. On sent (dans tous les sens du terme, et oui, je n’ai pas hésité à humer les pages) la qualité : belle couverture (mais pourquoi ajouter une jaquette ?) et une mise en page très claire, très soignée ; le texte est étiré (environ 6/7 mots par ligne là où les autres livres en ont 10/11), ce qui peut donner l’impression de lire de la poésie. Un beau travail des éditions <a href="http://www.editions-nicolaschaudun.com/">Nicolas Chaudun</a>, que personnellement, je ne connaissais pas, ce livre est un partenariat avec <a href="http://www.les-agents-litteraires.fr/">Les Agents Littéraires</a> que je remercie également de me faire faire des découvertes.</p>
<p>Venons-en maintenant au contenu : excellemment écrit quoiqu’un peu trop mélodramatique à certains endroits, c’est un livre sensible, tendre et touchant. Cette histoire qui se passe dans un monde qui m’est étranger : la bourgeoisie de Province est touchante parce qu’elle raconte la vie de ces deux femmes, très liées dans l’enfance, puisque soeurs avec un an d’écart mais que tout pourrait opposer ; leur mère affiche sans retenue sa préférence pour Giovanna, la plus belle : <em>« Ma pauvre Louise ! Personne ne voudra jamais de toi, je le crains. » Quelle méchanceté, quelle sottise aussi… elle pensait que son assertion était une vérité scientifique, en sorte que, lorsque le très beau et très brillant Adrien me fit la cour, que notre mariage se décida, elle ressentit non seulement une certaine jalousie, mais aussi la blessure de quelqu’un dont les prédictions s’avéraient fausses. »</em> (p.20) (Là, je me permets une petite remarque perfide, mais néanmoins de bon sens : <em>« s’avéraient fausses »</em> me gène un peu puisque s’avérer veut dire « rendre vrai » et donc, vous comprenez bien qu’on ne peut lui accoler l’adjectif « fausses » ; ceci étant dit, vue la qualité du bouquin, j’avoue que c’est vraiment une mesquinerie de ma part) ; leur mariage apportera la maternité à Giovanna tandis que Louise n’aura pas les joies de l’enfantement : <em>« Mon ventre toujours vide et mes bras emplis des enfants des autres. Et voilà la jalousie, la jalousie profonde et amère. Comment combattre un sentiment qui reposait sur l’observation d’une évidence ? »</em> (p.60). Malgré tout, la vie ne les sépare pas, leur complicité restera au-delà de leurs différences et de leurs chemins personnels. Louise sera très présente et sincèrement très affectée lorsque le sort s’acharnera sur l’enfant de Giovanna, son filleul.</p>
<p>C’est un roman écrit tout en finesse, autant pour le style que pour la manière d’aborder les personnages : beaucoup de non-dits, beaucoup d’allusions, beaucoup de fragilités des uns et des autres. Les relations entre eux sont adroitement décrites, parfois de la tendresse, parfois de la jalousie, parfois même une once de moquerie. Une écriture élégante, fine, très joliment travaillée qui place ce récit totalement en phase avec son époque et la condition des gens qu’il décrit. Vraiment, je suis tombé sous le charme de l’écriture d’Élise Galpérine. Pour la petite histoire, lorsque Vincent des Agents Littéraires m’a proposé le livre j’ai hésité et j’ai accepté pour changer un peu des polars (très bons, certes) qu’il me propose habituellement, et fort heureusement pour moi ! Un dernier conseil pour la route ? Arrêtez immédiatement vos lectures et plongez dans ce roman immédiatement, si vous passez à côté, vous le regretterez !</p>
<p>Yves&nbsp;&raquo;</p>
</div>
</div>
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<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/denis.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1876" title="denis" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/denis.jpg" alt="" width="275" height="183" /></a></p>
<p>Denis Grozdanovitch est un écrivain français né en 1946, grand amateur d&#8217;echec, ancien joueur de tennis, il est aujoud&#8217;hui une plume précieuse de la littérature française.</p>
<p>Bibliographie:</p>
<ul>
<li><em>Petit traité de désinvolture</em>, éditions <a title="José Corti" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Corti">José Corti</a>, 2002 ; Seuil Points, 2005.</li>
<li><em>Rêveurs et nageurs</em>, éditions <a title="José Corti" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Corti">José Corti</a>, 2005.</li>
<li><em>Brefs aperçus sur l’éternel féminin</em>, éditions Robert Laffont, 2006.</li>
<li><em>De l&#8217;art de prendre la balle au bond : Précis de mécanique gestuelle et spirituelle</em>, éditions Jean-Claude Lattès, 2007, 338</li>
<li><em>La faculté des choses</em>, éditions <em>Le Castor Astral</em>, coll. « Escales des lettres », Bordeaux, 2008,</li>
<li><em>Le Petit Grozda, les merveilles oubliées du Littré</em>, éditions Points</li>
<li><em>L&#8217;art difficile de ne presque rien faire</em>, éditions Denoël, 2009, 336</li>
<li><em>Minuscules extases</em>, Éditions Robert Laffont, 2009 </li>
<li><em>La secrète mélancolie des marionnettes</em>, Éditions de l&#8217;Olivier, 2011</li>
<li> <em>L&#8217;exactitude des songes</em>, Éditions du Rouergue, 2012</li>
</ul>
<p>Articles dans la Presse:</p>
<p><span style="font-family: Georgia;"><span style="color: #010101;">L&#8217;exactitude des songes, par Denis Grozdanovitch</span></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;"><span>Par Marianne Payot (L&#8217;Express), publié le 23/01/2012 à 16:30</span></span></p>
<h2><span style="font-family: Georgia;"><span><em>&laquo;&nbsp;Un recueil de photos et de textes bercé au rythme des souvenirs et des émerveillements.</em></span></span></h2>
<p><span style="font-family: Georgia;"><span>Un soir de vacances chez sa grand-mère, qui va allègrement sur ses 92 ans, l&#8217;auteur rentre à une heure tardive. Surprise ! Madeleine, son aïeule, est assise dans le salon, un journal à la main. Il capture l&#8217;image de celle qui aurait pu, comme le poète belge </span></span><span><a href="http://culture.lexpress.fr/personnalite/franz-hellens_893247" target="_self"><span style="font-family: Georgia; color: #000000;">Franz Hellens</span></a><span style="font-family: Georgia;">, déclarer : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai atteint l&#8217;âge des dieux ! On oublie trop que, lorsque nous atteignons un certain âge, les dieux, c&#8217;est nous.&nbsp;&raquo; Depuis tout jeune, </span><a href="http://culture.lexpress.fr/personnalite/denis-grozdanovitch_27821" target="_self"><span style="font-family: Georgia; color: #000000;">Denis Grozdanovitch</span></a></span><span style="font-family: Georgia;"><span> prend des notes et des photos, &laquo;&nbsp;espérant ainsi sauvegarder, du moins pour quelque temps, les traces de [ses] éblouissements&nbsp;&raquo;. Au hasard du recueil, on admirera quelques-uns des clichés (sources d&#8217;abondants commentaires et souvenirs) de son panthéon : une gargote dans un village de l&#8217;Atlas ; une petite fille (la sienne), prise de dos, doudou sous le bras, devant la forêt de Fontainebleau ; le reflet du palais de Tokyo, à Paris ; la devanture bleue et verte d&#8217;un studio décati de la rue de Charonne ; et encore Naples, la Tasmanie, les voies de chemin de fer vues du pont de l&#8217;Europe&#8230; Nostalgie et enchantement.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<h1><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #ffffff;"><span>La secrète mélancolie des marionnettes, de Denis Grozdanovitch</span></span></span> </h1>
<h3><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #111111;"><span>10/01/2011 | Critique | Fiction</span></span></span></h3>
<p><strong><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222;">A l’abri des remous et rumeurs du monde, un écrivain dilettante, joueur d’échecs et de tennis à ses heures indues, cinéphile et &laquo;&nbsp;marivaudeur&nbsp;&raquo; impénitent, délaisse Paris pour muser en Italie, à l’occasion d’une improbable résidence d’auteurs.</span></span></strong></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222;">Agité par un « incoercible démon du romanesque », ce double imaginaire de Denis Grozdanovitch ne perd pas une miette des rencontres que lui offrent ses divagations dans les ruines d’anciens palais, dans les rues de Florence, d’Arezzo ou de Venise. Montreur de marionnettes, gardien déclassé, prêtre incroyant, Hermès intercesseur travesti en petit chien, princes déconfits, féminine apparition : les diablotins n’en finissent pas de sortir de leurs boîtes… L’auteur du <em>Petit traité de désinvolture</em> (2002, José Corti) et de <em>L’Art difficile de ne presque rien faire</em> (2009, Denoël) poursuit sa chasse aux instants papillons et pénètre le territoire de la fiction avec un très pirandellien premier roman. Dédié aux mânes d’Eric Rohmer, <em>La secrète mélancolie des marionnettes</em> emprunte autant à l’univers baroque et compassé des <em>Amours d’Astrée et de Céladon</em> qu’à la dramatisation toute théâtrale des plus fameux romans de Diderot. Les dialogues et leur mise en scène sont en effet au centre de ce roman : entre joutes verbales et duels amoureux, loisirs inoffensifs et esquisses théoriques, tous gravitent autour du plaisir de l’invention. <br />
Denis Grozdanovitch ne parvient cependant pas toujours à tenir ses promesses de funambule; certains passages ont la pesanteur pédagogique de débats d’idées, sur le flirt entre la littérature et le réel notamment. A faire tournoyer les allusions, citations et autres références dans un joyeux ballet, on croirait parfois se retrouver entre soi, gens de « bonne compagnie » et esthètes confirmés. Mené par un narrateur qui, de son propre aveu, mais sans remords aucun, cabotine, le récit a de quoi agacer. Il faut saluer pourtant l’élégance volontairement désuète de ce roman, son parti pris de l’« inessentiel », et la maestria avec laquelle l’auteur manie l’ironie sans verser dans le cynisme. <br />
En de multiples pirouettes, il nous fait passer derrière le miroir de l’invention romanesque :  « à force d’écrire on finit par influer sur son propre imaginaire, comme si on infiltrait celui-ci subrepticement, qu’on s’introduisait dans la cabine du projectionniste avec le pouvoir d’arrêter le film, puis d’effectuer des coupes et des montages, bref, que de projectionniste on se transformait progressivement en réalisateur ». Puis, il esquisse trois petits tours et se dérobe de nouveau au lecteur. S’il paraît inévitable de s’interroger sur les enjeux véritables de l’utilisation de la magie et de l’illusionnisme dans un roman contemporain, et sur l’ambiguïté politique d’un tel « réenchantement », ne boudons pas pour autant notre plaisir, et faisons nôtre, au moins pour le temps de la lecture, l’hypothèse du héros de <em>La secrète mélancolie des marionnettes</em>: « peut-être est-il plus réaliste de croire en nos rêves »…</span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222;">Chloé Brendlé</span></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222;">Le Magazine littéraire</span></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Charonne &#8211; Bou Kadir, 1961-1962,  Une enfance à la fin de la guerre d&#8217;Algérie – Jeanne Puchol – éditions Tirésias – 2012.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 19:49:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
				<category><![CDATA[La BD]]></category>

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		<description><![CDATA[8 Février 1962 : une manifestation est organisée à Paris afin de dénoncer les attentats de l&#8217;OAS. Celle-ci est réprimée par la police. Des manifestants se réfugient alors dans la bouche de la station de métro Charonne&#8230; 9 d&#8217;entre eux y &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/la-bd/charonne-bou-kadir-1961-1962-une-enfance-a-la-fin-de-la-guerre-dalgerie-jeanne-puchol-editions-tiresias-2012/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/CharonnePuchol.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1867" title="Mise en page 1" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/CharonnePuchol.jpg" alt="" width="120" height="188" /></a>8 Février 1962 : une manifestation est organisée à Paris afin de dénoncer les attentats de l&#8217;OAS. Celle-ci est réprimée par la police. Des manifestants se réfugient alors dans la bouche de la station de métro Charonne&#8230; 9 d&#8217;entre eux y trouveront la mort, victimes d&#8217;asphyxies ou de matraquages.<span id="more-1866"></span><br />
Jeanne Puchol s&#8217;empare de ce sujet, qui fait déjà sens en soi, afin d&#8217;en faire une œuvre de bande dessinée, marque d&#8217;une mémoire individuelle mais aussi collective. C&#8217;est en naviguant entre témoignages de ses parents, articles d&#8217;actualité, mais aussi souvenirs  d&#8217;enfance que l&#8217;auteur relate cet événement imprégné dans notre histoire. A la fois histoire de l&#8217;Algérie et histoire du militantisme. Une des grande forces de l&#8217;album est de se poser la question de «qu&#8217;est ce qu&#8217;était l&#8217;engagement de ses parents ». Comme écrit sur le monument du Père Lachaise, ces personnes sont mortes en « défenseurs des institutions et des valeurs de la République ». C&#8217;est avec maestria et une grande puissance émotionnelle que Jeanne Puchol parvient à rendre le drame du métro Charonne. Graphiquement, ces planches sont d&#8217;une grande force. L&#8217;auteur en oublie le décor pour se concentrer sur les hommes et les femmes qui constituent cette manifestation : seuls, puis nombreux, puis brandissant des banderoles «non au fascisme», puis faisant face aux forces de police, puis pris de panique, puis sombrant dans la bouche de métro. Les silhouettes s&#8217;y découpent sur un fond d&#8217;encre. L&#8217;auteur, plus loin, s&#8217;interroge sur la façon de représenter cette scène. Elle avoue avoir envisagé d&#8217;emprunter une scène du Cuirassé Potemkine d&#8217;Eisenstein afin d&#8217;atténuer la violence, l&#8217;inmontrable. Finalement, la solution graphique trouvée est d&#8217;une force fulgurante et glaçante sans doute bien plus importante. S&#8217;en suivent des représentations géographiques des lieux : rues, parcours, cimetière&#8230; L&#8217;action est dans les corps, le souvenir dans les lieux. Jeanne Puchol réalise un grand album de bande dessinée, ni didactique, ni manichéen, simplement fort et essentiel. La forme ne s&#8217;efface jamais face au propos, elle lutte avec ce dernier.</p>
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		<title>L&#8217;étranger – Albert Camus, accompagné des dessins de José Munoz – éditions Futuropolis /Gallimard – 2012.</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 09:45:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
				<category><![CDATA[La BD]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque parution du dessinateur José Munoz est un événement. L&#8217;auteur argentin, Grand prix -au combien mérité- d&#8217;Angoulême en 2007, poursuit sa carrière entamée avec son compatriote Carlos Sampayo au milieu des années 70. Depuis, l&#8217;auteur a réalisé sans doute une &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/la-bd/letranger-albert-camus-accompagne-des-dessins-de-jose-munoz-editions-futuropolis-gallimard-2012/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/munoz-etranger.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1859" title="munoz etranger" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/munoz-etranger.gif" alt="" width="110" height="156" /></a>Chaque parution du dessinateur José Munoz est un événement. L&#8217;auteur argentin, Grand prix -au combien mérité- d&#8217;Angoulême en 2007, poursuit sa carrière entamée avec son compatriote Carlos Sampayo au milieu des années 70. Depuis, l&#8217;auteur a réalisé sans doute une des plus belle série de l&#8217;histoire de la BD : <span style="text-decoration: underline;">Alack Sinner</span>. Autour de cette série gravitent tout autant de pépites et d&#8217;albums complémentaires (<span style="text-decoration: underline;">Le bar à Joe</span>, <span style="text-decoration: underline;">Billie Holliday</span>, <span style="text-decoration: underline;">Carlos Gardel</span>&#8230;). <span id="more-1858"></span>Mais l&#8217;auteur se fait rare, et rend  toute nouvelle parution indispensable au lecteur nourri de son œuvre. Ici, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une bande dessinée, mais du texte intégral de <span style="text-decoration: underline;">L&#8217;étranger</span> d&#8217;Albert Camus, avec des dessins en noir et blanc de José Munoz. Le terme exact employé par Futuropolis/Gallimard est «accompagné des dessins de José Munoz». La phrase ne peut être mieux choisie, tant les dessins de l&#8217;auteur se regardent autant que le texte se lit. On peut parcourir l&#8217;album juste pour admirer les pleines planches magnifiques où les noirs et blancs s&#8217;animent, se confrontent, se déroulent. Munoz n&#8217;illustre pas. Son dessin est bien plus fort que cela : il semble s&#8217;inventer au fur et à mesure que nous tournons les pages. Non, Munoz ne fait pas de l&#8217;illustration. Non, Munoz ne fait pas de l&#8217;agrandissement de cases de BD. Munoz sait faire vivre son dessin, au delà de la bande dessinée. Et la mise en page, la qualité du papier, la taille de l&#8217;ouvrage, permettent de rendre l&#8217;entière mesure du talent de l&#8217;immense auteur. Quand au titre du roman, il semble faire écho à un propos de José Munoz contenu dans la préface de <span style="text-decoration: underline;">Sudor Sudaca</span> (éditions Futuropolis – 1986), faisant référence à sa situation d&#8217;exilé argentin : «Nous avons été anglais, italiens, suédois, catalans, suisses, français (…) nous nous sommes dispersés dans des milliers d&#8217;identités».</p>
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		</item>
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		<title>Allmen et le diamant rose – Martin Suter &#8211; éditions Christian Bourgois.</title>
		<link>http://www.cadran-lunaire.fr/dernieres-lectures/allmen-et-le-diamant-rose-martin-sutter-editions-christian-bourgois/</link>
		<comments>http://www.cadran-lunaire.fr/dernieres-lectures/allmen-et-le-diamant-rose-martin-sutter-editions-christian-bourgois/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 17:21:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos dernières lectures]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cadran-lunaire.fr/?p=1847</guid>
		<description><![CDATA[Johann Friedrich Von Allmen est chargé de retrouver un certain Solokov disparu avec un diamant rose. Sur cette trame simple, Suter parvient à écrire un roman oscillant entre policier à l&#8217;ancienne (on pense souvent à Arsène Lupin dans le ton), &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/dernieres-lectures/allmen-et-le-diamant-rose-martin-sutter-editions-christian-bourgois/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong></strong></p>
<div>
<p><span style="font-family: My Underwood;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/suter.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1848" title="suter" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/suter.gif" alt="" width="110" height="187" /></a></span></span></p>
<div>Johann Friedrich Von Allmen est chargé de retrouver un certain Solokov disparu avec un diamant rose. Sur cette trame simple, Suter parvient à écrire un roman oscillant entre policier à l&#8217;ancienne (on pense souvent à Arsène Lupin dans le ton), et éléments des plus contemporains (ordinateur portable, finance internationale&#8230;). La deuxième partie du livre se déroule dans un ancien hôtel de luxe dans lequel chacun des protagonistes s&#8217;observe. On est happé dans cette bulle hors-temps par ce ballet savamment orchestré où tout semble se jouer. Le style de Suter possède une élégance folle et nous offre une grande leçon d&#8217;écriture. On ne peut s&#8217;empêcher de penser à la distinction d&#8217;un autre grand créateur, parti lui aussi à la recherche d&#8217;un diamant rose : Blake Edwards.</div>
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		<title>Le fauteuil de lecture.</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:34:15 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/lefauteuildelecture2.jpeg"><img class="alignleft size-large wp-image-1845" title="lefauteuildelecture2" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/lefauteuildelecture2-1024x768.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
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		<title>A boire et à manger – Guillaume Long – éditions Gallimard .</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 20:02:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tout au long des 140 pages, Guillaume Long nous raconte son amour de la cuisine à force d&#8217;anecdotes, de conseils et d&#8217;humour. Très vite, on est happé par son talent, par sa capacité à rendre vivant chacun des aliments, chacun &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/la-bd/a-boire-et-a-manger-guillaume-long-editions-gallimard-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div align="LEFT"><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/a-boire-et-a-manger2.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1842" title="a boire et a manger" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/a-boire-et-a-manger2.gif" alt="" width="110" height="143" /></a>Tout au long des 140 pages, Guillaume Long nous raconte son amour de la cuisine à force d&#8217;anecdotes, de conseils et d&#8217;humour. Très vite, on est happé par son talent, par sa capacité à rendre vivant chacun des aliments, chacun des objets&#8230; Ce livre n&#8217;est pas un livre de recettes de cuisine, mais un véritable travail d&#8217;auteur de bandes dessinées.<span id="more-1840"></span> C&#8217;est son goût pour le détail et la vie insufflée dans chacun de ses traits -et pas seulement ses idées de recettes de cuisine, même si la salade de courgettes express est délicieuse- qui nous mettent en situation d&#8217;observer ce spectacle avec joie et désir. Les nombreux inventaires contenus dans l&#8217;ouvrage, qui vont des formes de poissons aux différents modèles de cafetières à l&#8217;italienne, rendent à chacun des objets (un souvenir ému au moulin à ail!) ou aliments (ah les variétés de tomates!) une valeur d&#8217;exception, de déclencheur d&#8217;envie. Avec <span style="text-decoration: underline;">A </span><span style="text-decoration: underline;">boire et </span><span style="text-decoration: underline;">à</span><span style="text-decoration: underline;"> manger</span>, Guillaume Long parvient à nous proposer un très bel album de bande dessinée, et non une simple mise en papier de son blog: <a href="http://long.blog.lemonde.fr/">http://long.blog.lemonde.fr/</a></div>
<div align="LEFT">Cependant, ce dernier vous sera certainement très vite nécessaire pour prolonger le bonheur de lecture que procure cet album.</div>
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		<title>La muraille de lave – Arnaldur Indridason – éditions Métaillié.</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 20:05:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos dernières lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[En l&#8217;absence du commissaire Erlendur, un personnage se révèle : Sigurdur Oli. Ce dernier va à la fois mener son enquête, rendre service à des amis au risque d&#8217;être hors-la-loi, et tenter de faire face à la récente séparation avec &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/dernieres-lectures/la-muraille-de-lave-arnaldur-indridason-editions-metaillie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/indridason.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1829" title="indridason" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/indridason.gif" alt="" width="110" height="169" /></a>En l&#8217;absence du commissaire Erlendur, un personnage se révèle : Sigurdur Oli. Ce dernier va à la fois mener son enquête, rendre service à des amis au risque d&#8217;être hors-la-loi, et tenter de faire face à la récente séparation avec sa femme. Si les différentes affaires auxquelles il se confronte (chantage, assassinat, pédophilie&#8230;) semblent n&#8217;avoir aucun lien, très vite elles vont s&#8217;imbriquer les unes aux autres. Roman publié en Islande en 2009, <span style="text-decoration: underline;">la Muraille de lave</span> semble être hanté par la crise financière de 2007. Mais, la grande force du livre, c&#8217;est de nous faire ressentir que le traumatisme est plus profond. Comme le dira Sigurdur Oli : « Vous devez considérer tout cela comme un ensemble ». Sans manichéisme, Indridason parvient avec brio à nous prouver que chacune des affaires a au moins un point commun : l&#8217;égoïsme et l&#8217;individualisme de nos décisions et de nos vies.</p>
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		<title>La douce – François Schuiten – éditions Casterman.</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 07:28:27 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[La BD]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;album nous raconte une histoire simple : celle de Léon Van Bel, mécanicien-chauffeur de la 12, locomotive impressionnante qu&#8217;il surnomme « la Douce » tellement leur lien est devenu fort avec les années. Mais un jour, face entre autres aux eaux qui montent &#8230; <a href="http://www.cadran-lunaire.fr/la-bd/la-douce-francois-schuiten-editions-casterman/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/ladouce.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1825" title="ladouce" src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/ladouce.gif" alt="" width="110" height="147" /></a>L&#8217;album nous raconte une histoire simple : celle de Léon Van Bel, mécanicien-chauffeur de la 12, locomotive impressionnante qu&#8217;il surnomme « la Douce » tellement leur lien est devenu fort avec les années. Mais un jour, face entre autres aux eaux qui montent inexorablement, les autorités décident d&#8217;en finir avec le rail pour privilégier les airs avec le téléphérique, symbole de la modernité. Sauf que Léon Van Bel refuse de laisser sa machine aux mains des ferrailleurs, et est prêt à tous les stratagèmes pour retrouver et sauver sa « Douce ».<span id="more-1824"></span><br />
François Schuiten est pour la première fois l&#8217;auteur unique de cet album. Avec une carrière débutée en 1977 et de grands succès tels <span style="text-decoration: underline;">Les Terres creuses</span> (avec Luc Schuiten) et surtout <span style="text-decoration: underline;">Les Cités obscures</span> (avec Benoit Peeters) dont le dernier volume est sorti en 2008, voici un album unique (one-shot) réalisé entièrement par l&#8217;auteur. La première impression est que, sans être forcément à la recherche du « beau » dessin, on ne peut qu&#8217;être admiratif devant l&#8217;ampleur du travail réalisé par Schuiten. Les dessins sont tout simplement magnifiques. Il suffit de parcourir l&#8217;album pour être happé par cet univers aux machineries et décors extraordinaires. Par un dessin, Schuiten sait vous rendre toute la magie, la force et la mélancolie que peut comporter une locomotive. Chaque dessin est bien plus qu&#8217;une représentation, il fait sens et est porteur d&#8217;une réelle charge émotionnelle. L&#8217;album n&#8217;en manque pas de moments de bravoures. On peut citer les paysages envahis par les eaux, la ville quadrillée de téléphériques ou le cimetière de voitures. On est émerveillé du début à la fin. La grande intelligence de François Schuiten, pour son premier album en solitaire, est d&#8217;avoir simplifié son histoire à l&#8217;extrême et de faire confiance à la force romanesque de son dessin. Dans Schuiten et Peeters, <span style="text-decoration: underline;">Autour des Cités Obscures</span> (éditions Mosquito, 1994), le dessinateur définissait son ambition : « Le plaisir, c&#8217;est de lire une vingtaine de pages et de reprendre le lendemain pour faire durer les sensations&#8230; Que le lecteur vive un long moment avec l&#8217;histoire et qu&#8217;elle ne s&#8217;efface pas tout de suite de sa mémoire ». 25 ans après <span style="text-decoration: underline;">La Tour</span> (chef d&#8217;œuvre incontestable), l&#8217;auteur parvient à nous proposer un de ses tout meilleurs albums&#8230; et un album qui ne s&#8217;efface pas.</p>
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		<title>Petit souvenir des vitrines du mois d&#8217;Avril 2012.</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 09:31:46 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/vitrinesdumoidemai.jpeg"><img src="http://www.cadran-lunaire.fr/wp-content/uploads/2012/05/vitrinesdumoidemai-864x1024.jpg" alt="" title="vitrinesdumoidemai" width="640" height="758" class="alignleft size-large wp-image-1817" /></a></p>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 16:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cadranlun</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="640" height="480" src="http://www.youtube.com/embed/Eu5vrSNy9bM?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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